![]() |
Bf 109 E-3 |
![]() |
Echelle : |
1/48 |
| Marque : | Eduard | |
| Longueur : | 183 mm | |
| Envergure : | 207 mm | |
| Nombre de pièces : | 88 dont 2 transparentes | |
| Référence : | 8052 | |
| Type : | plastique injecté | |
| Lignes de structures : | en creux | |
| Remarque : | 1 pilote fourni |
Bon, soyons franc : j'en sais que très, mais très très peu sur ce chasseur de la seconde guerre mondiale, produit par Messerschmitt. Bon, je vais me contenter de résumé rapidement ce que nous dit Tamiya sur sa notice. En bref donc, en 1936, le Bf 109 était le chasseur le plus avancé de son temps, un fuselage minimum autour de ce qui se fait de plus puissant comme moteur à cette période. La version E apparut fin 1939, et plus particulièrement le E-3, possédait une variante du moteur Daimler Benz DB601Aa délivrant une puissance de 1100 cv. Utilisé durant toute la seconde guerre mondiale, il était l'équivalent du Spitfire britannique. Coté innovation, fuselage métallique, train rétractables, becs de bord d'attaque automatiques...
Bon, après avoir honteusement pioché
l'historique dans la notice, passons à la maquette elle-même. La
taille de l'appareil me surprend, ainsi que la présence de simplement
2 grappes grises et d'une grappe transparente. Et oui, c'est seulement mon 2ème
avion de cette période (habitué que je suis des lampes à
souder !), et mon premier n'était autre que le Corsair. J'avais beau
avoir lu les dimensions sur la boite, je fut quand même très surpris
de la différence de taille par rapport au Corsair. Le Bf 109 est vraiment
un petit avion, j'ai beau vérifier l'échelle indiquée sur
la boite, oui, c'est bien du 1/48 !
Bon, passer la surprise (on va pas y passer la journée !), regardons
de plus près. Deux grappes oui, mais tout y est, c'est bien là
le principal. Y'a tout pour faire notre Bf 109 : un cockpit franchement bien
détaillé (bon, on aurait aimé les harnais, à défaut
d'être moulés, non il n'y a même pas de décal), des
lignes de structures bien nettes et en creux, les puits de trains et jambes
semblent-t-ils corrects, les radiateurs, plusieurs casseroles d'hélice,
des roues avec les jantes séparées (plus sympa pour la peinture),
enfin, du Tamiya.
Allez, détachons le fuselage et les ailes, question de voir s'il faut
racheter du mastic : là non plus, pas de mauvaises surprises, tout s'assemble
pour le mieux. La planche de décal permet 3 décorations : l'avion
du Kommander Adolf Galland, III/JG 26 , un avion du II/JG77 et enfin un avion
du II/JG54 ; d'ailleurs, c'est cette dernière décoration que je
choisit de réaliser. On remarquera de plus que Tamiya propose 2 décals
pour représenter le tableau de bord, décals que je ne compte pas
utiliser étant donné la précision du tableau de bord (les
aiguilles sont représentés), je préfère le faire
au pinceau.
Classique : on attaque le cockpit. Après avoir recouvert l'ensemble d'une couche d'aluminium, on applique une couche de RLM 02 sur le siège, les parois et divers instruments. Le tableau de bord reçoit lui du RLM 66 tout comme le plancher et le haut de l'habitacle derrière le pilote. Ensuite, les aiguilles sont peintes en blanc, et le bord des cadrans en noir (certains en marron, jaune et vert). Ensuite, le collimateur est peint selon la notice, et on y colle à la cyano, en dessous, un petit fil de cuivre recourbé peint en gris afin de représenter le branchement avec le tableau de bord (omis par Tamiya). N'ayant pas l'intention de mettre le pilote fournis par Tamiya dans son siège, il faut arranger celui-ci : le fond à un vilain ergot, difficilement rattrapable. Qu'a cela ne tienne, on y met un coussin (j'l'ai pas inventé, c'est dans Réplic !) : un simple bout de tissus imprégné d'un mélange noir/marron (là, pour le coup du tissus, c'est moi !). Il faut aussi refaire les harnais. Bon, pas de photodécoupe sous la main, et pas envie d'aller en acheter, alors hop, un peu d'aluminium adhésif et le tour est jouer. Bon, ça vaut pas la photodécoupe, mais c'est mieux que rien ! Ensuite, on assemble le tout, quelques éraflures bien placées pour faire apparaître l'alu, un peu de pastel noir et marron, et c'est pas mal au final.


Les parois latérales sont traitées selon la
notice, avec une sous couche d'alu, quelques éraillures et un brossage
à sec ou pastel. Pour ma part, j'ai utilisé du pastel noir et
ocre.
Ensuite, nous pouvons refermer les 2 demi fuselages, qui s'assemblent sans problèmes,
et on peut aussi assembler les ailes. On fixera le capot moteur à l'aide
de "Patafix". Le but est de ne pas fixer définitivement le capot mais
juste de le mettre en position pour la peinture, et ainsi de bien aligner le
camouflage. Sans quoi, avant de le colle, il aurait fallu mettre les mitrailleuses,
qui auraient gênées. Une fois la peinture terminée, on peut
donc enlever le capot, mettre les mitrailleuses et coller définitivement.



La peinture.... Ayant choisit de représenter l'appareil
du Stab II/JG54, il faudra se reporter au camouflage adéquate, attention
en effet, car ils se ressemblent beaucoup pour l'extrados. On commence par appliquer
une couche d'aluminium metalizer sur l'ensemble du fuselage, afin de gratter
plus tard. On veillera à ne pas gratter les parties entoilées
de l'appareil ! Ensuite, tout le dessous reçoit du RLM 65, ainsi que
les flancs du fuselage. Le dessus et l'extrados sera camouflé selon la
notice avec du RLM 02 et RLM 71. Les taches sont effectuées avec du RLM
71. Attention, il faut bien diluer et baisser très bas la pression du
compresseur. Etant donné que c'est mon premier appareil avec ce type
de camouflage, je me suis au préalable entraîner sur une simple
feuille de papier, avant de trouver les pressions et dilutions adéquates.
Malgré tout, on remarquera quelques loupés ! Et oui, j'ai encore
besoin d'entraînement.
On fois ceci fait, on passe à la pose des décals, biensur après
avoir appliqué une couche de vernis brillant (du Klir au pinceau, et
c'est parfait !). Là, j'ai remarqué que les dites décals
ne se posaient pas très facilement, pourtant, je n'ai jamais eu de problème
auparavant avec les décals Tamiya. De plus, attention aux décals
comportant du rouge car cette couleur a une fâcheuse tendance à
rester sur les doigts ! Donc, revenons-en à ces décals. En regardant
de plus près la planche, je constate que cette planche possède
un logo Scale Master - Vitachrome. Je reprends donc les planches de mon Corsair
et de mon Skyray, qui elles ne m'ont posé aucun problème et en
effet, elles n'ont pas du tout le même aspect et le fabriquant ne semble
pas être le même. Les "standards" ne possèdent pas de logo
particulier et sont plus épaisses, et de plus on voit bien le film support
(ce qui dit en passant n'est pas un gage de qualité). Tandis que les
Scale Master Vitachrome semblent beaucoup plus fines et le film est peu visible.
De plus, toujours en comparant, je m'aperçoit que les Vitachrome (Scale
machin c'est trop long à taper, mais me direz vous, le fait d'avoir dit
que c'était trop long à taper m'a pris bien plus de temps que
d'écrire simplement Scale master .... bon, on revient au sujet !) sont
moins bien imprimées (alignement des encres). Au final, j'ai quand même
réussit tant bien que mal à les poser. Mais, j'ai tout de même
fait le tour de mon stock Tamiya, pour voir, et j'ai aussi le Gloster Meteor
qui a ce type de décals... ouf, les autres, c'est bon !
Allez, on arrive au bout, une fois les décals posées, on attaque
la patine, avec un jus de noir appliqué au pinceau dans les lignes de
structure et essuyé dans le sens du vent. Après, quelques finitions
de peintures, une couche de vernis mat pour bien fixer le tout, mais aussi pour
pouvoir faire au pastel les traces des canons et d'échappements. Pour
les canons, on dépose de la poudre de pastel noir et on essuie. Pour
les échappement, j'ai testé pour vous avec non pas un pinceau,
mais un coton tige (ben oui, ça sert pas que pour les oreilles !). Je
tamponne le coton tige dans la poudre de pastel (sec, n'oubliez pas !) et je
l'essuie en douceur et sans exagération sur le fuselage pour simuler
les traces d'échappement. Finalement, ça s'applique plus facilement
qu'au pinceau, et en plus, le résultat est pas mal du tout.
Enfin, recouche de vernis, on fixe les trains d'atterrissage, les antennes,
les volets et les becs. On fini l'ensemble avec du fil de pêche 1/10,
collé à la cyano en gel. On n'oubliera pas de mettre une petite
pièce cylindrique sur le haut du fuselage pour y fixer le fil d'antenne,
perpendiculairement à celui qui relie le haut de la dérive et
l'arrière du cockpit. La dite petite pièce cylindrique est faite
en coton tige. Bah non ! Faut quand même préparer un minimum, on
va pas y mettre un coton tige qui a l'échelle fait 2 m de haut ! On chauffe
le plastique (pas trop sinon ça brûle) et on tire dessus pour l'étiré.
Les lois de la physique étant ce quelles sont, ben le diamètre
de notre coton tige va diminuer. On tire assez de façon à avoir
on minuscule cylindre (si on tire trop, ça casse, pas de miracle, hein
?). On coupe et on colle et le tour est joué. Au fait, si vous y êtes
arrivé du premier coup, ben alors c'est que vous êtes plus doué
que moi, moi j'en ai quand même envoyé.... un (ben oui, pas 30
j'suis pas une brute quand même !!!) à la poubelle.

En conclusion, j'ai pris beaucoup de plaisir a monter cette maquette. Facile à assembler, assez bien détaillée, cette maquette me donne franchement envie d'attaquer assez vite mon Bf 109 E-4/E-7 en stock... Après la découverte de l'aéro avec mon Corsair, de la résine avec mon Skyray, de la photodécoupe avec mon F-16 (vous noterez au passage que je l'ai commencer avant le 109, et qu'il n'est toujours pas fini...), encore une nouvelle étape : les camouflages allemands. Bon, là, par contre, y'a encore du boulot !!!!!
RLM 71 - 65 et 02 pour le camouflage (Model Master);
RLM 02 et 66 pour le cockpit (Model Master) ;
Noir (Aeromaster) et noir pneu (Gunze H77).
Réplic N° 67.
