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F4U-1D Corsair |
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Echelle : |
1/48 |
| Marque : | Tamiya | |
| Longueur : | 211 mm | |
| Envergure : | 260 mm | |
| Nombre de pièces : | 108 dont 8 transparentes | |
| Référence : | 61061 | |
| Type : | plastique injecté | |
| Lignes de structures : | en creux | |
| Remarque : | pilote fourni |
Le Corsair, célèbre dans le monde de l'aéronautique suite à la seconde guerre mondiale, et tout aussi connu du grand public grâce à la série "Les têtes brulées", avec le Major Boyington (Robert Conrad à l'écran) a été représenté par de nombreux fabricants, aussi bien au 1/72 qu'au 1/48ème. La version F4U-1D du corsair est une version améliorée du F4U-1. C'est en Avril 1944 que ce modèle fit son apparition dans la Marine américaine, équipé du moteur Pratt & Withney R-2800-8W développant pas moins de 2250 cv au décollage et il fut construit à 3862 exemplaires.
Venons en à notre maquette. Passant pour ma part en
même temps et à l'aérographe et au 1/48ème, faisons
simple et jouons la sécurité : le F4U-1D de Tamiya est réputé
pour être d'une justesse d'assemblage parfaite, avec un très bon
niveau de détails ; de plus, le camouflage un seul ton de bleu me permettra
d'éviter bien des soucis avec l'aérographe.
On remarque un bon nombre de pièces, plus d'une centaine. Le moulage
est parfait : pas de défaut, de bavure à éliminer, rien
à reprocher ! La gravure est elle en creux, très fine et nette.
Là aussi, c'est exemplaire.
Attaquons le poste de pilotage. Il se compose de 8 pièces. Les consoles latérales sont gravées, avec les poussoirs divers représentés. Les cadrans sont aussi représentés, il suffit ensuite d'y poser 2 décals, et cela est donne un très bon résultat. Il faudra recourir à un produit assouplisseur (AeroSet et AeroSol) pour que les décals s'insère bien sur les cadrans. Certains tout simplement (ou presque) découpent chaque cadran à l'emporte pièce et les posent dans leur cadran. Le résultat doit être encore meilleurs... mais bon, manque d'équipement oblige, on utilisera la méthode standard proposée par Tamiya. Au niveau mise en peinture, en plus de ce qu'indique Tamiya, on fera ressortir en rouge et aluminium les manettes comme visible sur la photo ci-dessous. Un petit brossage à sec avec de l'alu pour faire ressortir les boutons, sans exagération, et on obtient facilement un cockpit très réaliste et assez complet. On finira avec le siège : le harnais est fourni par Tamiya sous forme de décal à poser sur le siège. Pour plus de réalisme, on laissera la décals sur son support, découpée de près pour ôter la bande transparente, un petit coup de peinture sur les bords pour masquer le bleu caractéristique du support; et on colle l'ensemble directement sur le siège. Ainsi, on obtient une épaisseur bien plus réaliste que le film de la décal seule!
Au niveau du moteur, celui-ci est très bien rendu. On y rajoutera les fils de bougie, 36 au total (2 par cylindres). Le fil de cuivre que l'on peut récupérer dans la tresse de blindage des fils coaxiaux d'antenne TV fera très bien l'affaire avec un point de Cyano en gel (type Super Glue 3 gel). Autre chose non mentionnée par Tamiya mais facilement réalisable sur le moteur : les tige de culbuteur, que l'on peindra en noir (voir ci-dessus).
L'assemblage des demi fuselage ne pose pas de problème
particulier. Pas de mastic. Tout comme les ailes. On prendra bien garde avant
le collage des ailes : il y a de nombreux trous à faire. Une fois en
places, cela devient plus compliquer pour bien placer les trous...je sais...
je suis allé un peu vite moi même. Mais rien de dramatique. Tamiya
offre la possibilité de monter le corsair avec les ailes repliées
et fournis pour l'occasion tout le détail (à quelques tuyaux prêts)
du mécanisme. La mise en position (angle) des ailes, repliées
ou non est d'une simplicité déconcertante, Tamiya fournissant
un guide et l'ajustage étant parfait. Bravo ! Le seul point délicat
rencontré dans le montage des ailes concerne les pièces figurant
les entrées d'air situées à l'emplanture des ailes. Un
peu de mastic, juste un peu.
Une fois l'assemblage du fuselage fait, ainsi que celui des ailes, on peut coller
ces dernières avec le fuselage. On peut aussi coller les pièces
supportant les gouvernes de profondeur. On réservera l'ensemble moteur
pour le coller à la fin, étant donné que j'ai choisit de
le représenter avec les volets de refroidissement ouverts. Ensuite, on
mettra en place la partie fixe de la verrière, à l'aide de colle
époxy. On aura pris soin de la masquer avant, pour peindre les montants
en même temps que l'ensemble de la maquette.
Maintenant, les gros travaux de peinture peuvent commencer,
après avoir poncé les surplus de colle et regravé les quelques
lignes de structures altérées par la colle. Je commence par appliquer
du Aluminium Metalizer de Testors sur tout l'appareil. Après environ
10 mn, je le poli à l'aide d'un chiffon doux. Celui-ci prend alors une
apparence très brillante et réaliste. Cette couche permettra une
fois la maquette en peinture, de gratter et érailler la peinture à
certains endroit, faisant ainsi apparaître le "métal", donnant
ainsi à notre modèle un aspect plus opérationnel, et moins
avion de musée. Il faut noter que sur le Corsair, toute les parties ne
sont pas en métal, gare donc de ne pas faire apparaître le métal
à des endroits où l'avion est entoilé...! Ne connaissant
pas exactement où, je ne prends pas de risque et me tiendrait à
vieillir au niveau des hélices, capot moteur, bords d'attaques et zones
d'accès au cockpit. Il faudra avoir la main légère.. mieux
vaut en faire un peu moins et se retrouver avec un avion peu abîme, plutôt
que finir avec un modèle mi ferraille, mi peinture...
La peinture sera une couche de US Sea Blue Gloss Ana 623 (9045) d'Aeromaster,
dans la gamme Enamel. Le capot moteur sera traité à part, en commençant
par le jaune ( Yellow 9003 d'Aeromaster), car j'ai choisit de représenter
l'appareil de la VF-84.

On prendra soin de boucher la marche dans le volet à l'aide de mastic,
cet appareil n'en possédant pas.

Une fois ce travail de peinture terminé, je passe une couche de vernis brillant (Klir) au pinceau (le Klir se passe pure à l'aérographe sans difficulté à condition que la surface soit mat ou satin, sur du brillant, impossible à l'aéro, et au pinceau le résultat est parfait). On peut donc attaquer la pose des décals. Assouplissant habituel, pour qu'elles épousent bien les lignes de structures. Ceci achevé, j'ai utilisé un jus essence F et US Neutral grey (80% et 20%), que j'ai appliqué dans les lignes de structures, les faisant ainsi légèrement ressortir.
La maquette en cours de pose des décals. Celles ci une fois en place, le Corsair recevra une couche de vernis satin.

Le Corsair une fois fini.
Ensuite, on abîmera la peinture sur les parties
exposées aux chocs et usure, comme les hélices, pourtour du capot
moteur, bord d'attaque des ailes; laissant ainsi apparaître l'aluminium.
Quelques photos de la maquette terminée.
En résumé, une très bonne maquette, facile d'assemblage et idéale pour commencer à l'aérographe, grâce à son camouflage uni.