P-38J Lightning

Informations :

Echelle :

1/48
Marque : Hasegawa
Longueur : 240 mm
Envergure : 325 mm
Nombre de pièces : 144 dont 13 transparentes
Référence : Jt1
Type : plastique injecté
Lignes de structures : en creux

 

Montage :

Après un essai d'appareil au fini métal pas terrible (cf mon F-84G), je remet ça, mais avec un P-38J Hasegawa. La maquette est très belle et fort bien détaillée, mais elle a une réputation d'assemblage pénible, particulièrement pour les nacelles moteurs… Voilà qui est un peu angoissant, car tout joint disgracieux sautera au yeux avec un fini métal.
Question d'être sur de bien galérer, j'y ai ajouter un kit aires pour détailler le cockpit, kit d'un niveau de détail surprenant.. mais vous allez voir en lisant la suite que la qualité d'assemble est inversement proportionnelle !

Commençons par le commencement, le cockpit !
Après avoir détacher les pièces en résines (avec les règles élémentaires : protection contre les poussières), la mise en peinture ne présente aucune difficulté : un coup de H58 Gunze, brossage à sec gris clair, jus terre de sienne, détails aux pinceau fin. Le film de la planche de bord est peint en blanc, la partie photo-découpe en noir, on colle l'ensemble,enfin, on suit la notice Aires.

Ensuite, il fait mettre cela en place dans les 2 demi-fuselages, avec le puit de train avant. Là, préparez du gros papier de verre, la lime et le rabot : il va falloir affiner la résine et le plastique pour rentrer tout cela. C'est long, pénible, mais ça fini par rentrer. Il faut faire quelques découpes dans le plastique la partie haute. Une fois cette dure étape réalisée, il faut lester lourdement le nez de l'appareil, à moins que vous souhaitiez utilisez la petite tige transparente à mettre sous la queue du modèle (perso, sans hésiter, je préfère lester !). Il faudra découper la casquette de tableau de bord proposée par Hasegawa pour la remplacer par celle en résine
Ensuite, on découpe éventuellement la partie de plastique pour représenter l'échelle sortie. A ce moment là, on peu enfin fermer l'ensemble.. on ne colle pas tout de suite la casquette du tableau de bord… surtout pas !

On constate au final que l'ajout " en force " du set en résine à un peu déformer le fuselage, ce qui donne pour résultat des joints disgracieux qu'il va falloir mastiquer poncer etc…
Ensuite, on peut s'attaquer à la verrière, aucun souci pour la partie arrière mais pour la partie avant, c'est une autre histoire : la verrière bute sur la casquette de tableau de bord (quelque chose de l'ordre d'un millimètre de joint…). Là, il n'y a pas 50 solutions, il faut raboter la casquette afin que le pare brise puisse jointer correctement, à moins que vous préfériez rendre la verrière moins épaisse (en la thermo formant ?).
Là, on vient de terminer la première difficulté, difficulté non pas lié à la maquette elle-même (les assemblages à blanc des pièces Hasegawa ne mettent aucun problème en évidence), mais au kit Aires. Ca a été long et contraignant, mais pas de difficulté réelle : le résultat en vaut la peine.


On peut constater la quantité de plomb insérée dans le nez de l'appareil...

Assemblage des puits de trains principaux : là, j'ai eu quelques doutes sur la notice, les pièces s'assemblant tellement mal ! J'ai cru à un moment qu'on ne mettait pas les pièces au bon endroit, mais finalement si. L'assemblage se fera en plusieurs étapes : collage d'un partie de la cloison, séchage, collage en force de la deuxième partie, séchage, etc…. C'est le seul moyen d'arriver " facilement " à un bon résultat, ne cherchez pas à coller toute la cloison d'un coup, à moins d'avoir 3 ou 4 mains pour maintenir.


Oui, les puits de trains.. c'ets pas parfait coté assemblage...


Les puits de trains sont peint en H58 gunze puis masqués.

Ensuite, on passe à l'assemblage des nacelles moteurs / poutres / ailes / fuselage. Là, pas de secret, on regarde sans colle ce que ça donne, et on constate qu'il va falloir sévèrement mastiquer. Je me suis contenté à ce stade de bêtement suivre la notice.

Notre maquette ressemble maintenant à un P-38 : fuselage, nacelles moteurs, poutres etc… Maintenant, il faut s'occuper des joints, nombreux joints. Première étape : mastiquer les joints, poncer. 2ème étape : mastique de nouveau, poncer. 3ème étape, mastiquer encore, poncer… et encore et encore, jusqu'à avoir des joints parfaits. Ensuite, une couche de modelmaster metalizer aluminium sur les joints, et devinez quoi ? Vous pouvez reprendre l'étape 1… a moins que vous ayez mieux travailler que moi !
Ensuite, il faut lustrer la maquette : Tamiya compound sur un chiffon, et on frotte, on frotte. Après, il faut laver : vieille brosse à dent, savon, eau tiède, et on frotte pour débarrasser les lignes de structures et divers recoins des reste de compound, et pour dégraisser.

Tout est bien masqué ? On peut passer à la peinture. La maquette est recouverte d'une couche d'aluminium ModelMaster à polir. On attend une dizaine de minute, et avec du coton, on lustre pour faire briller.
Ensuite, j'ai repris le nez, parties mobiles, et certains panneaux avec la même teinte dans laquelle j'ai rajouté de l'acier. Le masquage a été fait à la bande cache tamiya qui a été auparavant collée / décollée afin de perdre un peu de son pouvoir adhésif et ainsi ne pas endommager la peinture. Malheureusement, ça a déjà un peu souffert par endroit.
Ensuite, malgré de grandes précautions prises,(manipulation de la maquette avec des gants, masquage " léger "), je constate que c'est vraiment fragile, trop. Je décide donc de passer une couche de vernis brillant (Klir) au pinceau pour protéger l'ensemble et pour la pose des décals. Souhaiter faire un avion un peu patiné, même si le brillant est altérer, il reste suffisant.

Là, les misères continues J'ai décidé de faire la décoration du " Virginia Mary "… Je commence par ce que j'estime le plus difficile : les grandes décals à mettre sur la nacelle moteur et le nez. Il faudra utiliser de l'assouplissant, à haute dose, des jurons, des coups de cutter pour l'arrondi, assouplissant, jurons.. Et quand ni l'assouplissant, ni les découpes, ni les jurons permettent d'avoir un résultat correcte, je me résigne à enlever la décal.
Que faire ? J'envisage de faire cette partie en peinture. Après quelques recherches, impossible de trouver la bonne teinte. Désespéré, j'abandonne Virginia Mary et me rabat sur l'autre déco métal permettant de faire ces parties en Olive Drab.

Donc, il faut commencer par masquer léger, malgré la présence d'une couche de vernis. Au retrait des masques, du vernis et malheureusement de l'aluminium viennent avec… un endroit mal dégraissé ?
Une fois cette difficulté réglée, enfin contournée, je continue la pose des décals, sans souci ou presque… Une des étoiles à mettre sur un ponton reste désespérément collée à son support, un défaut de la planche, que je rencontre pour la première fois. Eau plus chaude, trempage prolongé, rien n'y fait, un bout refuse de se détacher. Il faut se résigner à tirer plus fort… et un zone de 2 mm sur 1 reste collée alors que le reste vient : inutilisable.
Il faut donc en chercher une autre, rien dans la boite à rabiot, rien à prélever sur le stock à monter, la maquette passe en phase " endurance poussière ".
Quelques mois plus tard, je met la main sur la décal manquante, et le P-38 reprend du service : décals posées, je passe un jus terre de sienne et l'essuie dans le sens du vent. Les traces des mitrailleuses et échappements sont fait avec un mélange très dilué de smoke tamiya passé à l'aéro.

Les hélices ont leurs extrémités peintes en blanc, puis en jaune. Ensuite, on masque et peint le reste en noir.
Les casseroles sont assemblés et mastiqués pour faire disparaître la ligne la ligne de joint. Elle seront d'abord peinte en bleu à l'aéro (j'ai préféré cette solution plutôt qu'utiliser les décals). Ensuite, j'utilise comme office de masque un trace cercle. J'en ai un pour les diamètres impairs, et l'autre pour les pairs. Je positionne ma casserole avec le coté à peindre vers le dessus et regarde quel diamètre correspond le mieux à la ligne de séparation (il me semble que c'était du 11mm). Ensuite, j'accroche bien en place la casserole avec de la patafix et je n'ai plus qu'à peindre avec l'aluminium Modelmaster.
Hasegawa préconise de ne pas coller la casserole, car un système d'assemblage fait que l'ensemble tient tout seul : on positionne la casserole et ce sont les hélices qui viennent maintenir l'ensemble. Mais, je constate que la positionnement n'est pas très précis et ai décidé de couper sur chaque hélice 2 mm à la base afin que ça ne bloque pas la mise en place sur la nacelle moteur. Ensuite, je colle les hélices dans la casserole correctement et finalement l'ensemble casserole + hélice sur la nacelle.

Les jambes de trains principales reçoivent du plastique étiré pour faire les flexibles et sont aussi peintes en aluminium. La mise en place dans les puits nécessite un minimum d'attention car il y a pas mal de pièces à coller, mais le tout ne présente pas de difficulté (y compris pour la train avant). Les roues sont applaties : chauffés à la bougie, il suffit d'appuyer sur une surface plane.. Attenion, c'est délicat !

Les parties mobiles latérales de la verrière sont mises en place asymétriquement : coté droit fermé et coté gauche ouvert (enfoncé car il y a la place entre la baignoire en résine et le fuselage, comme dans le vrai). La partie supérieure est mise en place aussi ouverte : il faudra faire une découpe de la pièce charnière pour la mettre en place correctement.

Il restera à rajouter divers éléments, et mettre le fil d'antenne : du fil de pêche 1/10, peint en noir.

J'espère que cet article vous aura donné envie vous aussi de monter un P-38 et qu'avec les indications fournies, vous obtiendrez un bien meilleur résultat.

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