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Dewoitine D.510Par Gilles Galvao |

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Echelle : |
1/48 |
| Marque : | FM | |
| Nombre de pièces : | Plus de 50 au total | |
| Référence : | 6003 | |
| Type : | Short Run plastique injecté + résine + photodécoupe + vacuform + métal | |
| Lignes de structures : | en creux |
La maquette est composée de plastique injecté (fuselage, ailes, capot moteur, jambe de train, profondeurs), de résine (canal de radiateur, radiateur, casserole d'hélice, gouverne de direction, etc..), de métal photodécoupé (habitacle, support de siège, harnais, paloniers, manettes, commandes de gouvernes etc..), de métal blanc (hélices), de plastique thermoformé (vacu) pour le siège, et pour finir, d'une plaque de rodhoid pour faire le pare brise (à faire soi même).

Prévoyez beaucoup de ponçage afin d'obtenir une surface de plastique correcte, du mastic pour les joints (quelques assemblages à blanc permettent de s'en persuader....).
La résine est très belle, mais le canal de radiateur devra être longuement préparer afin d'avoir un assemblage des 2 demi-fuselages correcte (du papier de verre 120 fera l'affaire...).


La notice est juste suffisante : 2 vue éclatée
pour toute indication de montage. Heureusement, l'appareil est de forme simple
et avec un minimum de documentation et de logique, on devrait pouvoir s'en
sortir.
Cerise sur la gateau, les termes sprue et wire apparaissent... quelques petite
pièces à scratcher soit même. Voici un scan de la notice,
qui sera bien plus parlant concernant le travail qui vous attend :


La pare brise est à confectionner soit-même.
Le ton est donné ! Débutant s'abstenir. Les maquettistes disposant d'un peu d'expérience devrait pouvoir s'en sortir avec un peu de patience grace à: la simplicité de l'appareil.

Le montage commence par le fuselage, qui ets loin d'être
le plus simple et nécessitera un peu de réflexion et de méthode
pour s'en sortir.
On prépare les pièces en photodécoupe, le siège
(découpage au cutter sans trop de problème), la pose des harnais
(qu'il faut faire soit même), préparation de l'étiré
(indiqué sprue et wire sur la notice).
Ceci fait, encore faut-il mettre tout ça en place, avec la planche
de bord... et ça se complique déjà.
Pour cela, il faut impérativement préparer
la pièce en résine qui d'une part figurera la conduite de radiateur
mais aussi le support pour une partie du cockpit. Là, pas de secret
: du papier de verre gros grain (80), et de la patience.
Une fois cette pièce en résine prête et s'adaptant bien
aux deux demi-fuselages, on colle les manettes sur les parois, les pédales
de palonnier sur la pièce en résine et on tout ça.
Ensuite, on va travailler par collage de la pièce en résine sur un demi fuselage, en vérifiant bien pendant le séchage (rapide, car collage à la cyano) qu'en refermant le fuselage (sans le coller bien entendu) que la pièce soit bien positionnée.
Une fois la pièce en résine bine fixée
sur un demi fuselage, on peu ramener la structure en photodécoupe qui
supporte le siège, manche et divers éléments, en vérifiant
bien après collage que le fusalge ferme correctement et que la structure
soit bine dans l'axe (haut du siège bien positionné).



Le tableau de bord en lui-même ne représente
pas de difficulté particulière. On collera de la carte plastique
blanche, très fine, dont une face recevra une couche de noire et sera
collée derrière la pièce en photodécoupe. Avec
un aiguille, on grattera la peinture pour simuler les aiguilles des cadrans.
La mise en forme du tableau de bord qui n'est pas plat mais en 3 plans se
fera en pliant doucement la pièce en photodécoupe avec une pince
plate.
Le collage du tableau de bord est là plus sport car il y a trop peu
de poit de contacts pour la colle. La solution consistera à coller
des bouts de grappe comme di-dessous afin de meilleurs appuies.

Pour la pièce située sur le plancher, on
veillera à donner le bon angle à notre bout de grappe ajouté


Voilà ce que ça donne une fois terminé

On peut ensuite fermer le fuselage et le protéger pour attaque la suite...
Il faut ensuite ajouter les ailes... une bonne préparation
de la surface de collage est indispensable pour avoir la bonne silouhette.
La surface de contact étant généreuse, inutile de rajouter
des tenons de renfort, la colle liquide se suffira à elle-même.
Idem pour les plans fixes, rien à signaler.
La pose du capot moteur nécessitera un peu d'ajustage.. par contre,
soyez prévoyant : vous aurez des pipes d'échappement à
coller... pour faciliter la tache j'ai collé une bande de carte plastique
sur la paroi interne du fuselage, comme ça, plutôt que d'avoir
des trous dans lesquels il sera difficile de faire tenir les pipes, j'aurai
juste à les poser sur la carte plastique.
On passe aux jambes de train... c'est vraiment le deuxième
"temps fort" de ce montage après le cockpit. Pourquoi ? Simplement
parce qu'en utilisant les pièces du kits en "V", impossible
de donner une posture correspondant à quelque chose qui ressemble à
un D.510... les angles du "V" ne sont pas tout à fait correctes,
en plus les raccords de ces pièces en V indiqués sur la notice
et matérialisé sur le plastique de la maquette ne correspondent
pas exactement à ce qui est visible sur les photos de l'appareil...
J'ai finit par raccourcir un peu la pièce, là encore l'angle
n'étant pas bon, ça n'arrange rien...
Finalement, les 2 pièces en "V" finiront à la poubelle ; place à quelques travaux finalement assez simples : je prend de la carte plastique de 1 mm environ dans laquelle je découpe 8 bandes de largeurs identiques et égales à la largeur de la pièce en "V" que j'ai laissé de coté.
J'ai la largeur adéquate, maintenant, il me faut l'épaisseur : je colle 2 bandes l'une sur l'autre, ce qui me donne 4 pièces de largeur et épaisseur adéquate, de quoi faire mes 2 "V".. heu... vous suivez toujours là ?
Ensuite, il me reste à trouver les bonnes longueurs et angle du V pour avoir la bonne posture... un peu laborieux, mais ça marche ! On n'oubliera pas d'arrondir au papier de verre les bords de cette nouvelle pièce.
Le collage sur les carénages de roues demandera là encore quelques grossièretés... enfin, pour ceux qui auront encore de la salive pour attaquer cette partie dans la foulée.
Voilà le résultat... On remarquera l'axe
de l'hélice parfaitement aligné entre les 2 demi-fuselages...
Non, non, ce n'est pas ma faute !


On commencera par peindre un cercle blanc pour les cocardes, de diamètre légèrement supérieur à ce qui est nécessaire, et ensuite on posera le bleu et le rouge en décals.
On fera attention à bien positionner le
blanc... au risque de vous retrouvez comme moi avec des cocardes trop en arrière
!

La dérive sera peinte, y compris le blanc, et j'ai détouré le n° de l'appareil avec son type afin de garder le blanc minimum. La "mort qui fauche" est nettement surdimensionnée par rapport aux photos visibles... N'ayant pas moyen de refaire mes propres décals et mes qualités de peintre / dessinateur extrèmements limitées ne me permettant pas de la refaire à la main, je me suis contenté d'utiliser celles du kit.
Les pipes d'échappemen sont faites dans du coton-tige étiré, posées sur la carte plastique préalablement installée.
Les grilles du radiateur... l'ajustement est encore une fois
laborieux... On gratte, on ponce, on lime pour que la pièce rentre...
rien à faire... à force de la manipuler, les lames de la grilles
se détachent une à une... On se dit, pas grave, on va les coller
individuellement.. sauf que sans le cadre, elles sont un peu courte et ne
touchent pas des 2 cotés...
Il ne reste plus qu'à remplacer par des bandes de carte plastique très
fine...

Les pales d'hélices en métal "blanc": il faut commencer par les relooker, car sorties de la boite, ça ne ressemble pas à grand chose... toujours un plaisir à travailler cette matière... Ensuite, peinture, on fixe ça sur la moyeu qu'il faudra percer... en respectant bien les angles de 120°
On n'oubliera pas de glisser le réservoir dans son emplacement, là encore après avoir bien adapté la pièce... Le réservoir ventral... non, rien, tout va bien !
On finira par les antennes, sabot arrière et, cerise sur le gateau, le pare brise !
Le pare brise... comment dire... des heures de travail pour arriver à quelque chose, qui de part mes qualités de maquettiste est loin d'être un chef d'oeuvre, mais quelque chose dont je suis plutôt satisfait.... des heures de travail disais-je... et cette pièce en photodécoupe en guise de support de parebrise sur lequel il faut découper du rodhoid et le faire tenir dans une forme et courbure correcte... J'ai faillit craquer... Je coupe, j'adapte, je colle... ça ne ressemble à rien, je recommence... dernière pièce du kit et impossible d'avoir un pare brise qui ressemble vraiment à celui d'un D.510... Colère... rage... on passe à autre chose pour se calmer... Nouvel essai... bof... ça restera comme ça !
Impossible de donner le bon galbe tout en épousant bien le fuselage...





Voilà un kit terminé. C'est pourant un appareil aux formes simples que je pensais monter sans trop de difficultés (après un Mirage F1B de la marque qui datait un peu, je n'avais garder que le positif : le résultat !) : c'était sans compter sur le train, la conception du cockpit et son pare brise, qui sont les quelques points délicats de ce kit... Là encore, c'est le résultat qui compte : voici un bien sympathique appareil !