Mig 19PM

Par Bistromath

Ecrire au Webmaster


Maquette Trumpeter 1/48 et cockpit Néoméga

Par Bistromath

Page 1 - Page 2

Bonjour à tous,

Je me relance dans la construction d'un Mig. Cette fois, il s'agit du Mig-19 Trumpeter, agrémenté d'un cockpit neomega.
Il sera métal naturel, avec (si je ne change pas d'avis d'ici là) les couleurs roumaines, issues d'une planche Hi-Decal Line.
J'envisage de refaire les rivets avec "rosie the riveter" ainsi que quelques effets de tole déformée.

Les pièces en résines neomega, avec une des pièces améliorées avec du fil de cuivre et du profilé :

Les pièces prêtes pour la peinture, collées au scotch double face sur du carton :

Les mêmes après peinture. La couleur intérieure est un mélange 50/50 de bleu clair et bleu RLM 65.

Je continue le montage avec la mise en peinture du cockpit.

De manière à ne pas avoir à peindre les cadrans sur le panneau d'instruments du set neomega, j'ai réutilisé la feuille de rhodoid fournie par trumpeter.
Après avoir peint le dos des instruments en blancs, j'ai découpé un à un les cadrans à l'aide d'un emporte pièce (historex), que j'ai ensuite collé sur le panneau avec une goutte de klir.
La bande blanche typique des Mig est peinte à l'aérographe après masquage.

Et voilà le résultat final, après drybrush et la peinture des détails. Sur la troisième photo, la partie jaune du viseur a été obtenue avec une goutte de jaune transparent sur un fond métal.

Au dernier salon de la porte de la miniature, je me suis laissé tenter par un coffret de peintures prince august. C'est ce que j'ai utilisé pour la peinture des détails sur ce cockpit. Vraiment très agréable à utiliser et bon pouvoir couvrant

Le résultat après application d'un vernis mat pebeo

Il y a une 'chaussette' radar (et par conséquent un écran radar) en haut à droite du tableau de bord. Il y a bien cet écran dans le set Neomega, moulé dans une pièce à part.

Après avoir fini le cockpit qui s'insère très bien dans le fuselage,

Je me suis attaqué à l'entrée d'air du réacteur. J'ai commencé par rajouter un bout de carte plastique pour combler une cavité avant de mastiquer le tout au mastic tamiya. Ce n'était pas vraiment nécessaire, car une fois le fuselage fermé, on ne distingue plus grand chose.

L'ensemble des pièces a été peint avec de l'alclad High Polished Aluminium, sur une sous couche noir brillant gunze. Je n'aime pas trop le rendu, cela fait un peu trop acier.
Ensuite masquage et peinture en bleu des zones où (je suppose) se situe(nt) le(s) radar(s). J'aurais du ajouter du flat base, le bleu est vraiment trop brillant tel quel.

En parallèle, j'ai percé les ouïes situées sur le dos du fuselage. Je ne sais pas à quoi elles servent, mais je les ai vues ouvertes sur de nombreuses photos.
Les angles sont arrondis à l'extérieur et droits à l'intérieur. N'ayant pas réussi à donner ces formes directement, j'ai fait une ouverture regroupant deux ouïes avant d'y insérer un petit bout de plastique.

Il ne restait que le plus simple : l'assemblage des demi-fuselages. Je ne devais pas être bien réveillé, j'ai complètement oublié d'ajouter la baie du train avant. Quel c.n !
Evidemment, le temps que je m'en rende compte, tout étais bien sec.
J'ai malgré tout essayé de décoller le nez afin de pouvoir écarter l'avant des demi-fuselages, en vain.
Non seulement je n'arrive toujours pas à insérer le train mais en plus la jonction nez-fuselage est complètement fusillée.

J'hésite maintenant entre deux solutions :
- soit la poubelle
- soit je retrouve un autre kit et je recommence en ne gardant que le cockpit.

Grâce aux conseils d’autres membres du forum, j’ai choisi une troisième solution consistant à séparer les deux demi fuselages avant d’y insérer la pièce manquante. Je pensais que ça serait une boucherie. Finalement, pas tant que ça :

La bête est pansée. On verra demain comment elle a supporté l'opération

Ce matin, j'ai enlevé les pansements. L'opération a été bien supportée, même s'il reste de nombreuses cicatrices. Il va y avoir du boulot de mastiquage et ponçage.

Quand je me suis lancé dans ce montage, mon objectif principal était de tester une technique que l'on voit de temps en temps sur certains montages, et qui consiste à simuler des effets de tôle déformée.
Comme mon Mig sera en fini métal, les effets devraient être assez visibles. A posteriori, il n’en reste pas grand-chose, même si cela contribue probablement à la patine de l'ensemble.

Les articles traitant du sujet que j'ai vus décrivent une technique assez systématique consistant à creuser très légèrement les lignes où se situent les rivets (voir par exemple http://galler.ipmsnymburk.com/fotka.php?sekce=1085487814).

Comme il ne s'agit que d'un essai, et afin de me simplifier le travail, je vais me contenter de ne déformer que quelques endroits du fuselage et des ailes de manière plus ou moins aléatoire.
Après les effets de tôle déformée, j'ajouterai les lignes de rivets.

Ma façon de procéder pour le rivetage est très classique. Elle est illustrée sur l'empennage vertical.

Les deux premières photos montrent les effets de tôle déformée, en lumière rasante. Les lignes de rivets sont tracées au critérium puis gravées le long de bande dymo à l'aide de "rosie the magic riveteer".

La même chose dans l'autre sens. Notez que dans mon emportement, j'ai riveté des trappes qui ne devaient pas l'être. Faudra reboucher les trous. A l'avenir, je marquerai en rouge les zones à éviter

Une autre pièce qui a subi le même traitement :

Pour donner les effets de tôle déformée, je procède de la façon suivante :
1. Je gratouille par endroit à l'aide d'une lame convexe. Je ne trouve pas que ce soit l'outil le plus adapté mais c'est ce que j'ai trouvé de mieux pour l'instant.
2. Je ponce avec des grains de 400, 600 et 1000.
3. Je polis au micromesh pour avoir une surface brillante comme un miroir et ainsi vérifier la qualité du travail. (J'ai découvert depuis un outil à monter sur mini-perceuse qui produit le même résultat que le micromesh, mais bien plus facilement. Je le recommande en particulier pour préparer les surfaces avant passage de peinture alclad).
4 Et je recommence au point 1 si nécessaire.

Illustration de la phase de gratouillage sur le fuselage. Vous remarquerez au passage que les erreurs des photos précédentes ont été réparées.

Une autre série de photos montrant les effets sur l'extrados :

Pour finir, une vue d'ensemble du modèle assemblé à blanc.

Ce n'est que le début. Le rivetage du fuselage et des ailes va me prendre encore du temps. J'hésite encore à riveter avant d'assembler les ailes ou l'inverse.
Et il me faudra aussi sans doute regraver de nombreux détails disparus dans la bataille.

Avant de finaliser l'ajustage du fuselage, il me fallait installer les réacteurs qui sont logé dans une pièce venant se coller à l'arrière des deux demi fuselages.

Cette partie a été peinte en alclad "jet exhaust".
La patine a été réalisée avec des encres appliquées au pinceau et soufflées à l'aérographe. Le tout a ensuite été poli au coton tige.

Les photos ne rendent pas très bien l'aspect final, mais je trouve le résultat très sympa .

La pièce est collée sur le fuselage. Il va y avoir du travail d'ajustage

La question des encres a été abordée par ailleurs (voir forum). Pour compléter voici une photo de celles que j'utilise. Ce sont des encres standards pour rotring trouvées en magasin d'art.

J'ai bien avancé puisque le rivetage du fuselage est fini.

Je compte peindre l'intérieur des logements du train avant de peindre le fuselage en alu. Mais j'hésite entre deux couleurs : soit le même bleu que le cockpit, soit un gris moyen. De même pour les roues, j'hésite entre gris et vert.

J'ai fini de riveter le fuselage. Ca n'a l'air de rien, mais même avec rosie the riveter, cela prend un temps fou. Le résultat en images :

En parallèle, j'ai assemblé les bidons extérieurs. Les attaches avec le fuselage sont bizarrement conçues. Pour masquer le joint, j'ai changé testé une nouvelle technique. J'ai fait fondre de la grappe dans du diluant cellulosique pour créer une sorte de pate utilisée comme du mastic.

Un des volets manquait un peu de largeur . J'ai réparé cela avec un ajout de carte plastique.

Pour finir, j'ai préparé toutes les pièces constituant le train d'atterissage, plus l'aérofrein ventral. Je peindrai tout cela, ainsi que les baies sur le fuselage et les ailes, d'un coup, lors de la prochaine séance. Après je pourrai (enfin ) passer à la mise en croix

J'avais utilisé le RLM65 sur mon mig-15. Pour le mig-19, j'ai vu quelques photos où les trains sont plus bleus que le RLM65. Je pense que je vais donc plutôt utiliser le même mélange que celui utilisé pour le cockpit.

Pour les roues, ok pour le H-80. Peinture des trains et des roues :

Les ombres dans les baies de train est un peu trop prononcé à mon gout. Je l'atténuerai avec un voile de bleu à l'aérographe :

L'antenne qui avait disparu lors de mes mésaventures avec le nez de l'appareil a été refaite en tige métallique. Sur cette partie, il me faut encore mastiquer et poncer l'intérieur de l'entrée d'air qui est dans un état pitoyable :

Le mig-19 est doté de nombreuses ouïes. Je les ai creusées à l'aide d'une lime ronde bien pratique :

Les ailes ont été collées. Il y avait un léger vide à la jointure . Pour ne pas altérer le rivetage, j'ai comblé le trou avec du surfacer 1000 appliqué au pinceau, puis lissé à l'acétone, 5 minutes plus tard, au moyen d'un coton tige. J'adopte la technique, c'est nickel .

Ca y est, il est prêt pour la peinture .
Les dernières pièces ont été collées, les baies de train sont masquées.

Auparavant, j'avais fini la patine des trains d'atterissage et du volet ventral :

Pour peindre les roues, j'ai utilisé une nouvelle technique de masquage à base de Bare Metal Foil. Le résultat est plutôt probant

Je me suis enfin lancé dans la peinture. Pour l'instant, c'est basique avec l'application de 2 fines couches de duraluminium alclad.

Voilà le résultat :

Je suis assez content de cette vue. La catastrophe qui avait failli faire passer le mig par la fenêtre a été réparée sans trop de traces.

Je suis un peu décu, on ne voit presque plus les effets de tôle, qui étaient pourtant bien visibles sur le plastique poli.

A ce stade, j'ai été confronté à un grave problème, un problème d'accroche de l'alclad qui ne résistait pas au masquage. Peut être est ce du à un plastique trop poli, peut être aussi parceque je n'avais pas dégraissé la maquette après toutes les manipulations qu'elle avait subies.

Finalement, j'ai décidé de décaper toute la peinture. Elle était vraiment trop fragile, et je pense que j'aurais eu plein de problèmes pour le masquage et la patine à suivre. Pour ce faire, j'ai utilisé du diluant tamiya "lacquer thinner". Ca marche impeccable et ça n'abime pas le plastique (contrairement au diluant cellulosique, beaucoup plus agressif).

Je pense ensuite passer une couche d'apprêt. Peut-être du Mr Surfacer 1000. Il faut que je fasse des essais. La paille de fer me semble aussi une bonne solution mais j'ai un peu peur de faire disparaître le rivetage. Par rapport au temps passé sur les effets de tôle et le rivetage, je peux bien me permettre quelques heures supplémentaires pour la peinture. Je suis déjà bien content d'avoir trouvé le produit permettant de décaper l'alclad.

Finalement, j'ai appliqué une couche de Mr surfacer 1200 de manière à favoriser l'accroche de l'alclad. A mon grand soulagement, tous les détails et en particulier le rivetage n'ont pas été atténués par cet apprêt.

Puis une couche de duraluminium et je me suis retrouvé au même point qu'un mois auparavant. Le fini est cependant un peu moins brillant que quand l'alclad est passé directement sur le plastique. Je pense que c'est surtout du au fait que je n'ai pas poli l'apprêt.

Voulant peindre certains panneaux avec une nuance plus foncée, s'en est suivi une séance de masquage. Cette fois, la peinture résiste bien au scotch tamiya, Ouf!

Et voici le résultat après suppression des masques. La première ligne de photos est prise au flash, la deuxième sans.
L'impression visuelle est assez différente selon les cas, la réalité se situant à mi chemin des deux.

Petite précision : je n'ai pas poncé la couche d'apprêt. En le faisant, on obtient certainement un fini plus brillant. Dans mon cas, le fini des mig-19 étant assez terne, je n'en ai pas pris la peine.

Page 1 - Page 2