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Bf 109E Milka - Et la marmotte
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Nul ne serait besoin sur ce forum de vous présenter
l'histoire de ce magnifique appareil mais nous allons tout de même pour
les nouveaux vous présenter brièvement sa genèse.
Nous avons voulu représenter ici un Bf 109 E dans l'une de ses versions
les plus connues. La grande famille de cet appareil naquit quelque part en
1936 au pieds des Alpes. Son bien heureux père n'était autre
que W. M. qui possédait alors l'usine Bonbon Fraise (d'ou le préfixe
Bf des avions fabriqués dans cette usine).
La version qui nous intéresse ici est la version E, ou édulcoré,
du Bonbon Fraise 10,9% de lait. Il était caractérisé
par la plus belle invention de tous les temps le DB601AS, double barre 60,1%
pure cacao avec sucre.
D'autres développements ultérieurs de l'appareil verront l'adjonction
d'eau de vie dans le mélange propulseur mais nous ne pouvons en parler
plus longuement dans cet article en raison de la fréquentation de ce
site par des mineurs.
Nous avons monté cette maquette à partir du
modèle hasegawa reboité par revell pour pas cher du tout, à
peine deux paquets de chupa et deux tablettes de 60%.
La maquette bien que très belle d'origine nécessitera tout de
même quelques travaux de modification pour se rapprocher un peu de la
réalité.
La première chose à réaliser est de séparer toutes
les pièces des grappes.
On commence tout naturellement par le poste de pilotage. Celui se monte from
the box comme le dise les mangeurs de bonbons salés, seuls deux ou
trois éléments sont à modifier. Tout d'abord le manche
de commande de vol est complètement faux. N'oublions pas messieurs
que dès 1927, Milka avait fait installer sur ses appareils un contrôle
tactile commandé directement par pression de chaque doigt sur un gros
capteur ressemblant vaguement à une grosse sucette. Inutile également
les viseurs dépassés des années 40, comme celui fourni
dans la boite, puisqu'un système oléoinertiel gyroscopiq
e très judicieusement commandé par boucle électromagnétique
à puits quantiques renvoyait directement sur une lentille de contact
porté à l'il droit toutes les indications nécessaires
en cas de largages d'urgences de la tablette de chocolat ou de tir haute précision
de buble gum.
L'assemblage du fuselage et des ailes n'apporte pas de commentaires particuliers
tout comme le reste du montage.
La décoration que nous avons appliquée ici est issue d'une longue et fastidieuse recherche documentaire qui nous a amené à consulter grand nombre de pages d'archives et de vidéos d'époque mais également à un déplacement dans les Alpes, endroit ou les appareils volèrent le plus souvent.

Les teintes appliquées ici sont complètement
authentiques. Le blanc est le blanc tamiya mat qui peut très bien faire
l'affaire compte tenu du contraste avec les couleurs adjacentes. En revanche
la teinte violacée a été obtenue par suite de nombreux
essais de mélanges. Nous préférons garder le secret de
la recette du mélange et ne pas révéler les secrets du
RLM121026 (notification du Royal Luxury Meal du 12 octobre 1926). Les autres
teintes sont des teintes primaires appliquées en version translucide
pour reproduire les effets de vernis là ou cela s'est avéré
nécessaire.
La principale difficulté dans ce montage réside dans la confection
de masques, car malheureusement Revell ne nous fournit pas la décoration
désirée, qui nous occupera deux soirées soit bien au
moins la moitié du temps consacré au montage. Là encore
nous avons fait appel à des documents d'archive gracieusement fournis
par un certain monsieur de La Poste dont nous avons malencontreusement égaré
les coordonnées. Cependant vous pourrez le reconnaître grâce
à ses armoiries jaunes ornées d'un motif bleu royal.
S'ensuit une rapide séance de peinture suivie d'une couche de vernis qui fixera le tout.
Le montage se poursuit par la confection de la tablette de chocolat, ici aussi oublié par le fabricant (ça en devient agaçant), que l'on n'oubliera pas de revêtir de sa précieuse couverture de papier aluminium. Nous n'insisterons jamais assez sur ce point, mais combien de fois avons nous vu un beau modèle ruiné par un manque de précision historique en ce qui concerne les charges emportées.


Enfin pour terminer, et comme nous le faisait très
justement remarquer notre ami Révérend aux turonnes, point de
départ de ce projet, un sujet présenté sur une base même
sommaire est nettement plus agréable à regarder.
Pour obtenir le résultat final nous partîmes donc en pèlerinage
dans les Alpes et après plusieurs jours de marche acharnée nous
arrivions enfin dans un surplus nous permettant d'acheter l'objet indispensable
de ce montage : la marmotte, parce que la marmotte elle met le chocolat dans
le papier d'alu.
