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BT-13A / SNV-1Réalisé par Jérome |
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Echelle : |
1/72 |
| Marque : | Pavla | |
| Longueur : | 122 mm | |
| Envergure : | 180 mm | |
| Nombre de pièces : | 58 dont 16 en résine | |
| Référence : | 72028 | |
| Type : | plastique injecté et résine | |
| Lignes de structures : | en creux |
Cet article est réalisé spécialement pour Master194.
Il présente des photos sélectionnées pour illustrer le
montage.
L'intégralité des photos du montage est visible sur : http://aeroplastic.free.fr/atbt13
Toutes les photos du résultat final sont visibles sur : http://aeroplastic.free.fr/bt13
Le sujet de cette maquette n'est pas le warbird qui vola il y a 70 ans, mais
un warbird en cours de restauration qui reprendra l'air d'ici une dizaine d'année.
Il s'agit en effet d'une commande de la part du propriétaire de l'avion
réel, qui a entrepris sa restauration et qui m'a confié la maquette
Pavla. Ce petit modèle sera donc la réplique de la réplique
de l'avion original !
Cette maquette lui servira de leitmotiv pour arriver à refaire voler
son avion, et de modèle pour la décoration. Vous avez donc sous
les yeux la copie exacte d'un avion n'existant pas encore ! Rendez vous dans
quelques années pour voir le même modèle agrandi 72 fois
dans les cieux de France (ce sera le seul de ce type en Europe).
Pour un historique plus précis de l'appareil, je vous renvoie à
l'article de Dédédoc sur ce même site. Sachez seulement
que la version qui nous occupe ici est la version US Navy du BT-13A, renommée
pour l'occasion SNV-1.
Cette maquette ne s'adresse pas vraiment à des monteurs débutant. Il s'agit d'un " short-run ", c'est-à-dire un moulage tiré en petite quantité de manière artisanale. La qualité n'est pas au top, mais c'est hélas le prix de l'originalité… Cette maquette est la seule disponible pour cet appareil au 1/72.
Comme pour tout bon short run qui se respecte, les pièces du kit (peu nombreuses) nécessitent un très important travail de préparation. Une large place est offerte au travail personnel (il y a même un logo dans la notice pour les pièces à faire soi-même ! Merci Pavla…)
La petite planche de decals propose 3 décorations. La première, bleu et jaune, est de loin la plus chatoyante (c'est celle de la boite). La deuxième est celle de Dédédoc et interrserra les fan de la cocarde (déco alu française), et la dernière, objet de ce montage, est un SNV-1 de la Navy blue grey dessus / light grey dessous. Après avoir penché dans un premier temps pour une déco alu, c'est finalement la déco Navy du SNV-1 qui a été retenue.
La notice est assez succincte mais claire.
Côté exactitude, cette maquette souffre d'un capot moteur largement sous-dimensionné et inutilisable en l'état. Ce détail mis à part, le résultat devrait plus ressembler à un BT-13 qu'à un cheval à bascule.
Avant d'attaquer classiquement le cockpit, j'ai choisi de commencer par le
gros œuvre. Garder cela pour la fin m'aurait peut-être découragé,
et la maquette serait restée en endurance poussière avec les autres…
Le point noir de cette maquette est le capot moteur. Des essais à blanc
du capot sur le fuselage ont montré un fort sous-dimensionnement qui
dénature le profil de l'avion. Le capot devrait en effet déborder
légèrement tout autour du fuselage, et non pas rester dans la
continuité.
Il est donc nécessaire d'agrandir son diamètre.
La solution trouvée a été de découper le capot en
4 parties (tous les 90°), puis de rajouter 1 mm de carte plastique entre
ces parties, avant de recoller le tout et de poncer l'extérieur.
On obtient alors un diamètre plus élevé, sans trop déformer
la circularité du capot.
La face avant se retrouvant du même coup trop " ouverte " sur
le moteur, il a été nécessaire de refaire l'ouverture avant
du capot par un boudin de Milliput poncé et mis en forme.
Cette étape a été assez fastidieuse, mais le résultat
en valait la chandelle et le profil de l'avion retrouve un peu près sa
forme originale…
L'intérieur du capot est lissé au maximum, puis peint en vert
intérieur et mis de côté pour plus tard.

La deuxième étape de ce montage est plus classiquement le cockpit. Celui-ci se compose d'un " plancher " (complètement faux), de deux jolis sièges en résine moulés avec les harnais (les plus belles pièces de cette partie !), de deux planches de bord sans cadran (figurés par des trous), d'une casquette centrale surdimensionnée, et de la structure anti-retournement. Aucun treillis n'est fourni pour les parois latérales, et il faudra le réaliser vous-même si vous y tenez. J'ai pour ma part fait l'impasse la dessus, faute de temps et de motivation compte tenu de ce qu'on verra au final (même avec la grande canopée, l'intérieur reste bien caché…).
J'ai dans un premier temps peint les tableaux de bord en noir (Citadel au pinceau). Les intérieurs des cadrans avaient préalablement reçus un fond blanc, ce qui permet de faire apparaitre les graduations des cadrans par un léger grattage à l'aiguille a posteriori. Je ne connaissais pas les fameux decals de cadran Mike Grant à l'époque… Si c'était à refaire, j'utiliserais directement ces decals, mais en attendant la technique du " fond de cadran blanc " marche plutôt bien.

J'ai ensuite collé les sièges et les manches, puis peint le tout
en vert intérieur américain (H56).
Quelques éraillures sont réalisées à l'alu Humbrol
brossé à sec. Elles sont plus là pour la licence artistique
que pour la réalité historique…
Les planches de bords sont mises en place dans les demi-fuselages collés.
Rien ne s'assemble correctement et la mise en place du plancher nécessite
un bon rabotage. Le collage de la casquette est aussi un grand moment de bonheur
et de ponçage acharné (elle dépasse de chaque côté
du fuselage).
J'ai recréé la plage arrière (inexistante dans le kit)
en carte plastique, et un poste radio est posé dessus (un pavé
de gomme).
J'ai enfin diffusé un léger jus terre de Sienne, puis passé
une touche de vernis mat au pinceau (vernis mat Pébéo) sur les
casquettes.

La verrière est fournie en thermoformée, en un seul exemplaire.
Pas de ratage possible. Voulant représenter la place avant ouverte, il
a fallu découper la pièce en trois parties.
J'ai utilisé pour cela une lame de rasoir neuve, fixée dans un
manche de mini-scie. La découpe est ainsi bien nette et précise
sans aucune perte de matière.
La verrière a ensuite pris un bain de Klir, pour obtenir une transparence
optimale et la protéger des attaques de vapeurs de colle…
La verrière est ensuite masquée. Pour cela, des petites bandes
de scotch Tamiya sont posées autour de chaque carreau de la canopée,
puis le centre de chaque carreau est rempli de masque liquide (Drawing Gum,
trouvable en magasin d'art graphique pour moins chère au litre que le
Maskol). Un conseil : évitez le café avant de débuter cette
longue (interminable) séance de masquage...

Continuons dans la bravitude…L'hélice est fournie en 3 parties,
le moyeu et les deux pales. Après un copieux affinage des bords de fuite,
j'ai diffusé de la cyano par capillarité pour permettre un collage
instantané des pales dans la bonne position.
L'hélice est ensuite été peinte en aluminium Alclad, et
son verso est peint en noir mat antireflet. J'ai diffusé un léger
jus noir dans pour faire ressortir les reliefs de l'ensemble. J'ai aussi coupé
l'axe central, que j'ai remplacé par un bout de trombone, plus fin.

Contrairement à tout le reste, le collage des demi-fuselage ne pose
pas de problème. Il n'a même pas fallu de mastic sur la partie
supérieure ! Après avoir mis en place les deux demi-coques par
des points de cyano (pas de pions de centrage, évidemment), j'ai diffusé
de la colle extra-fluide Tamiya dans le joint. Il suffit ensuite de poncer légèrement
pour obtenir un bel aspect lisse.
J'en ai aussi profité pour peindre en noir mat les parties cachées
et pour coller la cloison pare feu qui servira de support au moteur.
Les ailes sont très épaisses. Il faut d'abord poncer les intérieurs
d'intrados et d'extrados avant de les coller ensemble, pour ne pas obtenir des
bords de fuite de 3 mm !
J'en ai profité pour découper les volets, histoire de compliquer
un peu ce montage, presque trop facile (ironie).
Le collage de l'ensemble est ajusté au mieux entre le bas du fuselage
et les ailes. Il faudra pour cela raboter comme un fou, et ajouter des tonnes
de carte plastique et de mastic.
Les karmans subissent le même traitement.
Côté plan horizontal, les problèmes sont moins importants.
Un peu de Surfacer 500 fait l'affaire.
La dérive est découpée par la même occasion pour
donner un peu de dynamisme…
Cette étape de ponçage / masticage intensif est laborieuse mais
indispensable. Au final, après dégrossissage, ponçage décroissant
et lustrage, on obtient des ajustages très corrects.


Le moteur est une très belle pièce en résine. Il ne reste
qu'à ajouter les fils d'allumage du moteur. Je les ai réalisés
en fils de cuivre. J'ai ensuite peint l'ensemble en aluminium (Alclad), puis
j'ai diffusé un jus à l'huile noir bien gras dans les cylindres.
Le moyeu central est gris moyen brillant.
Assemblage du moteur et de la canopée
L'assemblage du moteur au fuselage se fait en collant la carotte de résine
du moteur sur la cloison pare-feu. Vérifiez bien à ce moment que
le capot moteur (aux nouvelles dimensions) est bien ajusté et que le
moteur tombe au centre.

L'assemblage de la longue canopée est facilité par le fait qu'elle
est découpée en 3 parties. Les côtés tombent un peu
près correctement, mais les parties avant (devant le cockpit) et arrière
sont catastrophiques.
La verrière a donc été collée à la colle
Araldite Cristal (2 composants) ce qui permet de combler un peu les trous béants.
Je ne renouvellerai sans doute pas cette technique. En effet, l'Araldite sèche
mais reste un peu souple, et son ponçage est très difficile puisqu'elle
a tendance à s'en aller en un seul fil… Faute de mieux, j'ai quand
même réussi à m'en sortir… Mais je m'en tiendrai à
la colle blanche pour le bouchage des trous la prochaine fois…


Après toutes ces étapes, la gravure (très fine à
l'origine) a été intégralement reprise. Des poignées
et des marches-pieds en plastique étirés sont ajoutés à
la fin. Ceux-ci n'arrêteront pas de sauter et de casser lors des étapes
suivantes…
Les dernières entrées d'air sont aussi ajoutées à
ce stade, après avoir été creusées et adaptées
à la forme du fuselage (quand je vous disais que rien n'est simple sur
cette maquette !).
Enfin, ultime étape demandant des nerfs d'acier, la fixation des charnières
des volets préalablement découpés. Les fixations sont au
nombre de 10, fournies en résine hyper fine et cassante. Il va sans dire
que j'en ai perdu une bonne partie, que j'ai donc du retailler dans de la carte
plastique très fine. J'en ai d'ailleurs profité pour créer
les charnières de la gouverne… La mise en place de toutes ces charnières
(préalablement retaillées pour représenter les volets baissés,
et non rentrés comme prévu sur la maquette), se fait à
la cyano, par capillarité. Les nombreuses manipulations qui suivront
en ont d'ailleurs fait sauter une bonne partie…
Dernière étape, l'antenne, recréée en plastique
étiré suite à la perte de la pièce d'origine. Tout
comme le reste, cette antenne n'a pas arrêtée de se décoller
et de sauter partout dans les manipulations qui ont suivies. Suivant les photos,
vous la verrez donc parfois apparaitre et disparaitre en cours de montage…
Le pot d'échappement, lui aussi disparu dans la 4ème dimension,
a été refait dans un bout de grappe plastique chauffé et
plié, puis percé. Il est peint en Acier Humbrol metal cote à
polir, qui est idéal au pinceau (pour gagner du temps).
La fixation du capot a été la dernière partie de plaisir
avant la peinture. Comme celui-ci est refait et qu'il doit dépasser du
fuselage sur toute sa circonférence, j'ai du le faire tenir en lévitation.
Pour cela, pas de magie, mais des bouts de gomme collés sur la carotte
de résine du moteur, et qui maintiennent le capot à la bonne place.
Ces bouts de gomme, peints en noir, seront complètement invisibles par
la suite.
Les trains de la maquette de base sont assez hideux. Aucune roue ne tourne
rond et des retassures sont présentes… N'ayant pas envi de tout
refaire, j'ai fait avec, en comptant sur la patine (terre et salissures des
pneus) pour camoufler le tout.
Les seuls ajouts sont les câbles de freins, réalisés en
fil de cuivre et collés par des points de cyano.
La roulette de queue est elle aussi plutôt moche. La roulette est donnée
en un bloc avec le reste. Elle est donc découpée. Le manchon (en
caoutchouc dans la réalité) est collé seul. Puis le support
de la roulette est refait en fil d'étain mis en forme. La roulette est
finalement collée légèrement braquée, pour ajouter
un peu de dynamique à l'ensemble.

La peinture commence par une couche d'apprêt Tamiya Fine (blanc), extrait
de la bombe de peinture avec une paille et passé à l'aéro.
Les inévitables petites pétouilles sont corrigées.





L'intrados est peint en Light Gray (H325) sorti du pot.

Le dessus de l'avion a dans un 1er temps été peint en Blue Gray
de référence Gunze (H42). Mais cette teinte tire vers le bleu
foncé un peu " marine ", qui ne colle pas du tout à
l'idée que je me fais du Blue Gray. D'ailleurs, qu'est ce que le Blue
Gray ? Après un tour sur le net à explorer les Wildcat, je me
suis retrouvé avec un large panel allant du franchement gris au franchement
bleu, en passant par divers intermédiaires.
J'ai finalement décidé de faire mon propre mélange, en
partant d'un gris, et en ajoutant une petite part de bleu.
Je suis arrivé à une recette de Blue Gray qui me convient bien :
Blue Grey Gunze :
- 2 mL de H325 (Light Grey)
- 0,5 mL de H42 (Blue Grey)
Soit un mélange de 4 parts de gris pour une part de bleu. Il est fort possible que les peintres de l'époque aient suivi le même raisonnement…


La peinture du dessus du fuselage est assez particulière pour l'époque.
En effet, la teinte bleue ne descend pas jusqu'en dessous du fuselage, mais
s'arrête assez haut, environ au milieu (une photo d'époque de cet
appareil fait foi).
La démarcation est faite à main levée, à très
basse pression et forte dilution (le trait ne devient visible qu'au bout de
3 ou 4 passages, ce qui pardonne les erreurs…).
Suite à la peinture générale, les marches
pieds et la bande antireflet du capot sont peints en noir mat Gunze.
Aucune patine n'est effectuée à ce stade. L'avion est neuf.

La première patine est faite au Smoke de Tamiya (une teinte marron
translucide), passé à l'aérographe dans le sens du vent
relatif. Les lignes de structures sont à demi masquées, et du
Smoke est passé, ce qui donne un peu de relief à l'ensemble. Les
bords d'attaque des ailes sont aussi fouettés, sans chercher à
rester régulier.
Afin de donner du relief aux parties entoilées, du Smoke est passé
entre les nervures, préalablement masquées.
Cette première patine est très légère et sera complétée
par des jus.

La gouverne de direction apparait de couleur unis sur l'unique photo de cet
appareil. L'appareil restauré (sujet de cette maquette) aura par contre
une gouverne bariolée des 13 bandes américaines. Elles sont réalisées
en peignant un fond blanc, puis en masquant et en passant le rouge. Du Smoke
est passé pour donner du relief à l'entoilage.
Les trains sont peints à part, en aluminium pour les jambes, Light Grey
pour les moyeux et noir pour les pneus. Le câble de frein est peint en
noir. Un jus est passé sur l'ensemble.
Une couche de vernis brillant acrylique Pébéo (en magasin d'art
graphique) est passée au pinceau. Ce vernis se tend bien et donne un
fini parfait. Je n'ai pas risqué le Klir, qui m'avait posé quelques
soucis sur un précédent montage en faisant craquer la peinture…
Je le réserve désormais pour mes verrières…
Les decals du kit sont très fines et se posent sans difficulté.
C'est d'ailleurs une des seules étapes reposantes de ce montage…

Une deuxième phase de patine passe ensuite par là.
J'ai pour cela utilisé la technique classique des jus à l'huile
(de la peinture à l'huile très diluée dans de l'essence
F).
En jouant sur les teintes (noir, terre de Sienne, terre d'ombre, etc.), j'ai
obtenu quelques effets intéressants.
L'intrados reçoit quelques coulures et salissures autour des charnières
de volets.
Les flancs sont salis légèrement à droite (endroit peu
fréquenté), et plus copieusement à gauche, côté
par lequel on monte dans un avion.
Une petite teinte de salissure est posée sur la porte du porte-bagage
(à l'arrière, devant le 57), sous le marche pied, et partout ou
les mains pas toujours très propres viennent trainer lors de l'escalade
vers le cockpit…
Les roues sont aussi copieusement enterrées. La première raison
est qu'il fallait cacher au maximum les irrégularités du moulage
des pneus, et la deuxième que je brulais d'impatience de tester la technique
des " pastels secs ".
Ces pastels permettent 2 choses sympathiques en complément des jus et
des brossages :
- Empoussiérer : en frottant de la poudre de pastel sur une surface matte
(obligatoirement matte) ;
- Enterrer : en touillant les pastels avec une goutte de White Spirit, ce qui
donne une patte de terre bien sale, qu'on peut venir déposer partout
où on le souhaite. La contrepartie est qu'on risque vite de s'enthousiasmer
et de se retrouver avec un char d'assaut ou un 4*4...
Je me suis limité à déposer de la " terre " sur
les pneus et de la poussière sur les bandes de marche (très peu
visible d'ailleurs)…




Un voile final de vernis mat est passé. Il s'agit d'un mélange
pifométrique de vernis mat Pébéo, d'alcool pour le séchage,
d'eau distillé pour le retardement, et de vernis brillant Pébéo
pour ne pas trop matifier le fini.
Le vernis mat est passé en couche sèche, par opposition aux couches
" mouillées " employée par les maquettistes civils sur
les vernis brillants de leurs voitures, qui nécessitent de la profondeur,
et donc des couches épaisses. Une couche sèche est tout de suite
sèche au touché. On peut ainsi rester très parcimonieux
sur la quantité de vernis mat, qui a la fâcheuse tendance à
blanchir s'il est passé en couche mouillée…
Ne reste plus " que " les derniers détails : phares et tube
de Pitot.
Les emplacement des phares avaient été préalablement creusés
et percés. Une ampoule est créée pour chaque phare en chauffant
un bout de grappe étirée transparente. La " goutte "
crée est ensuite peinte en alu à son extrémité,
ce qui simule assez bien l'ampoule. Cette lampe est ensuite mise en place et
les verre de protection sont faites en scotch transparent.
Les loupiottes de bout d'ailes et de dérive sont simplement peintes en
alu, puis recouverte d'une couche de rouge / bleu / vert translucide.
Le fil d'antenne est un cheveu, idéal par sa solidité, son élasticité
et sa couleur. Ce fil est collé par 2 points de cyano.


Afin d'éviter de poser bêtement ma maquette sur l'étagère,
j'ai entrepris la création d'un socle propre.
Les matériaux de bases sont peu couteux :
- cadre photo 13*19 ;
- herbe en flocage ;
- colle blanche ;
- peintures marron du stock ;
- enduit de rebouchage Leroy Merlin (pas chère).
J'ai d'abord tartiné une couche fine d'enduit sur du papier d'alu et
je l'ai mise de côté pour plus tard.
J'ai ensuite copieusement tartiné le cadre d'enduit (en laissant le verre
du cadre).
Je suis ensuite retourné à ma fine couche qui avait séchée
pendant ce temps là. J'ai froissé le papier d'alu pour faire craquer
la couche d'enduit et obtenir plein de petit cailloux concassés.
Quand la surface du cadre est presque sèche mais encore molle au touché,
il ne reste plus qu'à saupoudrer ces cailloux sur la couche épaisse
et tasser. La surface de terre irrégulière est ainsi créée.
J'ai ensuite recoulé une couche d'enduit liquide, pour lisser une dernière
fois le tout.

La suite a consisté à peindre la terre dans diverses teintes de marrons (à la Humbrol au pinceau) en frottant grossièrement les teintes. Du White Spirit est posé de temps en temps et les teintes sont mélangées dans le vif, en fonction des envies. Je n'ai utilisé que deux teintes : marron foncé et marron clair. En mélangeant le tout, on obtient une base terreuse assez convaincante.

On badigeonne finalement l'ensemble de colle blanche dilué, puis on saupoudre le flocage d'herbe. En séchant, la colle disparait totalement, et il ne reste plus que la base.

Seuls les monteurs de cette maquette pourront partager l'immense sentiment
de bonheur d'en venir à bout. Le travail à réaliser est
assez monstrueux pour un " simple " warbird au 1/72, mais le résultat
peu commun vaut ses heures de labeur. Du début à la fin, rien
ne va sur ce montage, et la moindre pièce assemblée est une petite
victoire… mais l'originalité est à ce prix… et il
y'a bien pire en maquettisme !
Je conseille finalement cette maquette aux seuls personnes qui trouveront un
rapport " envie de posséder cet appareil / temps passé dessus
" suffisamment grand pour y consacrer tout le temps qu'elle mérite…
Mais rassurez-vous pour ma santé mentale, je vais bien. Je me suis beaucoup
attaché à cet avion pendant son montage, alors que je ne le connaissais
même pas avant de commencer la maquette, et j'en ai profité pour
tester tout un tas de technique que je n'avais jamais employé.
C'est le propre du maquettisme : tous les montages, mêmes les plus laborieux,
nous apprennent quelque chose !















