F4U-7 Corsair

Réalisé par Richard

Informations :

Echelle :

1/48
Marque : Hasegawa
Type : plastique injecté
Lignes de structures : en creux
Remarque : Kit de détaillage Jaguar

 

 

La France cherche au début des années 50 un avion pour assurer la défense aérienne de ses porte-avions. Son choix se porte sur le Corsair. La Marine Nationale demande à Chance Vought de fusionner la cellule d'un Corsair AU-1 avec le moteur des Corsair F4U-7, ce dernier étant optimisé pour les hautes altitudes. Elle en commande 94 appareils. Le 31 Janvier 1953, le dernier exemplaire du F4U-7 sort de l'usine de Dallas, il est le 12 571 ème et dernier Corsair construit. L'Aéronavale utilise ses Corsairs jusqu'en 1964, la plupart des avions sont ferraillés. Les F4U-7 ont connu l'Indochine, la crise de Suez et la guerre d'Algérie.

La maquette Hasegawa est très belle mais réserve quelques surprises que l'on ne s'attend pas à avoir du fabricant Nippon. Mais ne gâchons notre plaisir, car au moins un autre " Grand " c'est penché sur le Dash 7 !

Afin de pousser quelque peu le détail, j'ai utilisé le set Jaguar dévolu au F4U-5/7/AU-1. On y trouve de quoi remplacer le cockpit, les roues ainsi que deux réservoirs. La résine est très belle, précise et sans bulle.

Rattrapage de pétouille :
On commence par poncer cette affreuse trace de moulage sur le nez certainement dû au moule à tiroir. En effet il faut savoir que la maquette du F4U -7 est une déclinaison de la boite F4U- 5, rentabilité oblige… Puis les gouvernes de profondeurs et le gouvernail sont découpés.




Cockpit :
Pour le cockpit, un montage et une mise en peinture soignée suffiront pour tirer avantageusement partie des pièces Jaguar.

L'ensemble se monte avec une précision diabolique dans les demis- fuselages que l'on peut assembler sans avoir recourt au mastic !

Ailes :
Les ailes ainsi que les plans de profondeurs sont collés sans problème hormis les grilles de radiateurs qui sont faiblardes en largeur.

Moteurs :
Le moteur est monté tel quel, seul les fils de bougies sont ajoutés en fil de cuivre de récupération. Le carter est peint en gris moyen, les cylindres en noir mat drybrushé en alu , les tiges de culbuteurs en noir et les fils de bougies en marron. Après une couche de vernis brillant, des lavis sont passés. On emprisonne le tout dans un voile de vernis mat et pour finir un léger drybrush alu est mis sur les cylindres et têtes de vis.





Le propulseur est fixé en même temps que les volets de capot ainsi que les échappements nécessitent une petite adaptation avant d'être collé. Le capot moteur peut alors être installé sans souci.

Trains et roulette de queue :
Les trains d'atterrissage sont ébarbés, affinés et agrémentés de ressorts construits en fils de cuivre enroulés autour d'une aiguille. Les durits de frein et les anneaux d'amarrages sont aussi créés en fil de cuivre. La roulette de queue est affinée et est remplacée par sa petite sœur en résine. Un nouvel anneau d'amarrage est refait en fil de cuivre. Les bandes noires et blanches sont faites à l'aide de masque plutôt qu'en décalque. Les trains sont peints en noir mat puis drybrushés avec de l'encre d'imprimerie argent.




Finitions avant peinture :
Les pylônes et les gouvernes sont installés. Les puits de trains sont agrémentés de fils de cuivre ainsi que de vérins pour les trappes de trains.
Les lampes de bouts d'ailes sont refaites avec de la grappe transparente.


Le collimateur est fixé ainsi que les boîtiers. Ils sont agrémentés de fils de cuivre simulant les connexions électriques allant dans un orifice percé dans le fuselage. Le pare brise est collé afin d'avoir un beau fini sans jour apparent. Toutes les parties à cacher sont protégées à l'aide de bande cache Tamiya.


Décoration :
Comme décoration, j'ai choisi de représenter un Corsair de la 14F pendant la crise de Suez en 1952. Ce n'est pas son plus grand fait d'arme mais les bandes d'indentification rapide jaunes et noires cassent à mon goût la livrée uniforme de l'avion. Ma déco provient de la planche MDC D48001 spéciale pour les Corsairs à hameçons !
En premier lieu, de l'Alclad II aluminium est pulvérisé sur l'avant et les racines des ailes.

On passe ensuite à la réalisation des B. I. R. En effet, je préfère représenter ces marques en peinture plutôt que les poser en décalcomanies. Du blanc mat Tamya est passé puis du jaune RLM 04 Aéromaster. On masque le jaune avec de la bande cache en se servant des décals comme gabarit. Le noir mat Tamya XF -1 est passé puis l'ensemble est protégé.




Du bleu Gunze H55 est passé, avec du bleu Gunze H54 toutes les lignes de structures sont reprises ainsi que les centres de chaque panneau. Enfin des voiles de Sea blue Flat Aéromaster (1044) sont passés. La maquette est polie avec de la paille de fer (000 qualité ébéniste) et au chiffon doux, cela peut paraître brutal mais avec un peu de doigté et de légèreté on arrive à des résultats surprenants.





Des écaillages sont réalisés un peu partout sur l'avant de l'avion en insistant sur la racine des ailes là ou les mécanos travaillent le plus.

La maquette est vernis en brillant Tamya X -22.
La pose des décals se fait sans soucis avec de l'Aéro - Sol II, ils épousent bien les formes et creux. Du vernis brillant est repassé juste sur les décals.


Toutes les lignes de structures reçoivent un jus de noir de bougie mélangé à de la garance brune alizarine (Winsor et Newton), le jus est essuyé dans le sens de vent relatif. L'excèdent de jus vient mettre un léger lavis sur le dessus des panneau qui donne divers nuances à la teinte unie. Le vernis mat de finition peut alors être vaporisé, fixant alors tout le vieillissement.


Les traces d'échappements sont faites en pulvérisant successivement les teintes suivantes très diluées (90% de diluant - 10% de peinture) : Noir, blanc et un mélange de blanc/marron.

 

Finition :

On peut maintenant fixer tous les éléments fragiles (roues, hélice, antennes….), les fils d'antennes sont réalisés à l'aide de grappe de maquette étirée puis peint en noir acrylique.




Conclusion :
Malgré les petits désagréments, cette maquette a été très chouette à monter. En espérant avoir décidé quelques uns d'entre vous à monter un Corsair à hameçons …



Documentation utile :