Spitfire Mk XIV

Par Skiner


Informations :

Echelle :

1/32
Longueur 290 mm
Envergure 320 mm
Nombre de pièces : 84 dont 9transparentes
Marque : Base Hasegawa
Référence : S2
Type : plastique injecté
Lignes de structures : en relief

Maquette montée en 2003 - Utilisation du kit de conversion Paragon en résine

Historique

Le SPITFIRE XIV est développé pour que la RAF dispose d’un chasseur à haute altitude. Son développement autour du moteur GRIFFON 65 de 2065 CV est rapide.
De cette augmentation de puissance, une hélice à cinq pales apparaît, et la dérive est redessinée pour combattre le couple moteur.
Le moteur GRIFFON a nécessité le montage de deux radiateurs sous les ailes, comme sur le SPIT IX, une entrée d’air du carburateur agrandie et des ailerons réduits en envergure.
L’avion est livré à partir de janvier 1944 au Squadron 610 où il effectue toute sorte de mission dont les fameuses missions ‘’DIVER’’ la chasse au V1 à partir de juin 44.

La maquette

La maquette est de conception ancienne 25 ans. Ces lignes de structure sont en relief et elle propose un choix d’option intéressant :
- deux types de saumon d’ailes,
- deux types d’hélices deux casseroles, deux filtres à air dont le volumineux filtre VOKES ‘’trop’’,
- un réservoir supplémentaire,
- deux types de verrière (blindage externe ou interne).

Nul doute qu’à l’époque c’était une maquette de qualité les formes sont justes et le niveau détail du cockpit est correct et les bords de fuite sont particulièrement fin. Aujourd’hui, on peut dire qu’elle reste une bonne base de départ pour réaliser un SPIT.

Le kit Paragon

Réalisé dans une résine jaunâtre, le kit se compose d’une trentaine de pièces :
- 3 pièces pour le capot,
- 1 casserole
- 5 pales d’hélice
- 1 entrée d’air carbu
- 2 radiateurs
- 2 intérieurs radiateur
- 2 types d’échappement (tubulaire ou aplati)
- 2 roues
- 1 roulette de queue
- 1 ensemble trappe de roulette
- 1 dérive
- 1 gouvernail
- 2 profondeurs
- 2 bosselages de canon
- 2 canons
- 2 caches bouche canon

PARAGON nous gâte donc bien les pièces sont très finement moulées avec des gravures fines et précises.
Précisons que la défunte marque anglaise proposait ,pour le même SPIT HASEGAWA, des conversions pour réaliser un Mk IX et un XII. Trois kits de conversion très bien pensés à mon goût. Après avoir longuement hésité au moment de l’achat en 2000, ma préférence à pencher pour le plus bestial…

Le montage

Etant d’un naturel méfiant lorsqu’il s’agit de pièce en résine… je commence à désolidariser les pièces en résine de leur socle. Le bloc des pales me laissait envisager le pire, car elles sont fixées toutes les cinq par le bord d’attaque… j’aurais préféré que cela soit fait par leur pied cela aurait diminué les risques de bris ou de mauvaise découpe…Mais avec une lame neuve dans mon X-ACTO cela s’est passé sans problème. Idem pour la dévire et tous les autres éléments.

Puis, je découpe les deux demi fuselages et les ailes selon les indications de PARAGON (capot moteur, dérive, plan fixe de la profondeur, radiateurs et bosselage d’ailes).
La gravure est entièrement refaite, je me base sur le plan au 72ème du FANATIQUE DE L’AVIATION 121. C’est long… très long !
J’utilise pour ce faire, une lame neuve (impératif), de la bande DYMO, et aussi de la bande TAMIYA.

Puis, je ponce le tout avec du papier abrasif noir, sous l’eau. J’utilise différentes finesses, du 400, du 1000 et du 2000. Je les achète chez un marchant de produit auto rayon carrosserie.
Avec une brosse à dent, je nettoie la nouvelle gravure de l’accumulation de plastique en poudre.
Enfin je lustre à la peau de chamois.
Les trous laissés par l’élimination des radiateurs d’origine et les bosselages des extrados sont bouchés à la carte plastique et regravés.
Je n’utiliserai que les carénages des radiateurs PARAGON, les radiateurs à l’intérieur seront refait et les volets confectionnés avec de la feuille d’aluminium. Pour les monter ouverts comme souvent sur les SPIT au repos.

Mais les problèmes arrivent…le capot est réalisé en trois parties. Deux latérales et une ventrale…et je vais pester pour le monter correctement, m’y prendre par deux fois pour un alignement correct. J’ai bien cru que mon SPIT allait partir à la trappe !

Pour mon premier essai, je suis parti sur les demi fuselages… mauvaise idée !!! Une fois collé à la CYANO, les capots GRIFFON n’étaient pas au même niveau (un millimètre d’écart) j’ai donc redécoupé et tout reponcé…. et monté l’avion sans tenir compte du capot.
Le collage des ailes ne pose pas de problème particulier, mais ce n’est pas de la haute précision comme les derniers 109 G et K de la même marque…

La nouvelle dérive se monte sans aucun problème, il faudra toutefois veiller à un alignement correct. La profondeur est découpée et collée en position basse histoire de donner une petite dynamique et j’ajoute le système de tringlerie à gauche, actionnant la dérive.

Ensuite, je passe aux trains d’atterrissage. J’ajoute une durite le système de verrouillage et surtout un compas refait en feuille plastique. HASEGAWA a jugé bon de ne pas les reproduire !!! Les roues d’origine sont mises de côté et je colle celles de PARAGON si joliment aplaties.
Les trains seront gris clair et les jantes ALU mat.
Les radiateurs PARAGON sont en position fermés, je décide de les présenter ouverts. Je découpe la partie mobile et la remplace par un volet refait à partir de la tôle en alu (boite métal de soda…)

Les canons de PARAGON sont coupés à leur extrémité et la bouche est remplacée par du micro-tube, ils s’installent sans trop de difficulté mais nécessiteront un masticage à la CYANO comme à mon habitude (je n’utilise jamais de mastique classique). Les bosselages des ailes sont ceux proposés par PARAGON.

Le filtre du carburateur nécessite un gros travaille de masticage à la CYANO, sa mise en place est difficile, car le jeu à rattraper est important. Après plusieurs couche de colle est un ponçage ‘’qui va bien’’ on arrive à quelque chose…Puis on refait la gravure aux alentours.

Sur le flanc droit, je confectionne les trappes d’accès à la radio et la trappe de lest avec de la bande adhésive aluminium. La trappe gravée par HASEGAWA sera supprimée.

L’antenne fouet est faite en plastique étiré et le détecteur de faisceau radio d’approche sur le ventre sont faits de toute pièce. C’est une demie goutte avec une petite antenne horizontale.

Mise en peinture

Cette maquette à été entièrement réalisée avec de l’HUMBROL, les références sont les suivantes :

Camouflage
Ocean gray HUMBROL n°106
Dark green HUMBROL n°30
Meduin sea gray HUMBROL n°165

Marques, cocardes, casserole et bords d’attaque
Sky HUMBROL n°23
Rouge HUMBROL n°153
Bleu HUMBROL n°25
Jaune HUMBROL n°154


Intérieur fuselage et trappe
Int green HUMBROL n°78


Avant de peindre, je m’assure d’un bon état de surface. Pour se faire un dernier coup de ponçage avec du 2000 sous l’eau. Puis une longue séance de polissage avec du coton hydrophile et pour finaliser la peau de chamois. Enfin je dégraisse avec de l’alcool à brûler.
Désormais, toute manipulation se fera avec des gants en latex.

Pour la mise en peinture, je commence toujours par la couleur la plus claire, donc dessous de l’appareil avec le HUMBROL n°165. Puis viennent ensuite le Dark green HUMBROL n°30 et le Ocean gray HUMBROL n°106.
J’ai peint à main levée sans délimitation particulière (excepté pour la limite de l’intrados). Je trace les formes au crayon de papier et hop ! y’a plus qu’à suivre….cela se fait sans trop de mal. Mais je reste assez près de la maquette pour avoir un flou assez net, ou pas trop flou !!!

Tous les marquages sont réalisés au pochoir, j’utilise pour ce faire du papier adhésif de peintre, il y en a du gaufré et du lisse. Je prends le lisse, de grande largeur. Pour atténuer le pouvoir adhésif, je le colle sur mon front (excellent le gras de front !!!) puis, je taille mes cocardes et mes lettres au compas à couper des cercle (OLFA) et au cutter, à cette échelle c’est vraiment ce qu’il faut faire.
Je ne mets jamais de decals…Malheureusement ce choix à ses limites : difficulté de réaliser des courbes de faible rayon, marquages de servitude inexistant…

Là c’est dommage…mais avec l’arrivée des dry transfert (HOBBY DECALS) ce problème est résolu. Je vais donc reprendre mon SPIT et m’attarder à les mettre une bonne fois pour toutes !

Les délimitations des bandes d’invasion sont peintes de façon irrégulière aucune n’est vraiment parallèle comme on peut le voir sur le OSPREY «N°91 ‘’Nigeria’’Squadron’’.

Pour le vieillissement, pas de jus compliqué. Du gris très foncé, à base d’HUMBROL noir coupé de blanc très dilué à ‘’l’esprit blanc’’. Les échappements seront peints en marron plusieurs teintes toutes issues de mélange. Les traces seront faites en deux temps, un passage marron clair et le second plus foncé.
PARAGON propose deux types d’échappement, les tubulaires et les aplatis… Comme pour les saumons d’ailes, aucune photo du SPIT XIV de Jean MARIDOR existe. Donc je me base sur l’OSPREY et je m’aperçois que la majorité des SPIT avait des échappements plats.

Dernier petit détail, les ouies bouchées des mitrailleuses sont faites avec du papier à cigarette peint et collé avec de la colle d’écolier en bâton. On peut ainsi si on le désire, les percer pour simuler le tir ou les garder fermées.

En définitif, un montage qui nécessite un peu de doigter, mais je ne saurai recommander les kit de conversion PARAGON, bien que la marque n’existe plus, on peut en trouver ça et là… Pas de doute, pour les officionados du SPIT c’est du pure bonheur. Je n’aimais pas beaucoup le SPITFIRE, mais depuis, je dois avouer que le XIV est magnifique !!!


Documentation utile

Osprey aviation elite 3.N°91 ‘’Nigeria’’ squadron
Fanatique de l’aviation n° 121
Wing Master n°12