![]() |
| Echelle : |
1/72 |
| Marque : | Heller |
| Longueur : | 167 mm |
| Envergure : | 127 mm |
| Nombre de pièces : | 39 dont 1 transparente |
| Référence : | 80257 |
| Type : | plastique injecté |
Né du consortium Dassault-Bréguet et Dornier, le chasseur d'attaque tactique et l'avion d'entraînement au pilotage qu'est l'Alpha Jet, vola pour la première fois le 26 octobre 1973. Destiné, en France, à remplacer le Fouga Magister et le Lockheed T-33 pour l'entraînement au pilotage, et le Mystère IV A pour l'entraînement au tir, il équipe actuellement la Patrouille de France depuis 1981. L'alpha Jet a séduit plusieurs forces aériennes en dehors de la France et de l'Allemagne, telles la Belgique, le Cameroun, l'Egypte, la Côte d'Ivoire ou encore le Portugal qui l'utilisent pour l'attaque au sol, l'entraînement avancé au pilotage, l'entraînement au tir ou pour leur propre patrouille acrobatique.
Heller…ça m'dit quelque chose…c'n'est pas ces maquettes
où rien ne s'assemble correctement ? Ah si, c'est bien celles-là
! Et comme Heller n'a qu'une parole, il s'y tient ! Non, je suis méchant
car cette petite maquette m'a donné moins de mal que certaine autres
de la même marque que je ne citerai pas. La boîte ne présente
qu'une seule version ; celle de la Patrouille de France. Cependant, quelques
pièces sont fournies en surplus et notamment des réservoirs supplémentaires,
des bombes et un autre nez qui permet, pour celui qui le désire, de symboliser
notamment un appareil de la Luftwaffe. Comme il aurait été dommage
de ne pas profiter de tous ces cadeaux, j'ai décidé de changer
la version proposée pour un appareil belge destiné à l'école
de perfectionnement des pilotes.
La maquette est moulée dans un plastique gris-argent qui ne nécessite
(pour une fois) quasiment pas d'ébarbage. Le masticage n'est pas trop
excessif mais nécessaire tout de même. Jusque là, ça
va.
Le poste de pilotage est simpliste ; consoles (aveugles), manettes, sièges
et pilotes (dignes de jouer dans X-Files et pas les gentils). C'est dommage
qu'il n'ait pas été un peu plus détaillé car les
pièces sont bien moulées et si les hoods avaient pu s'ouvrir (avec
des si…), le rendu aurait sûrement été sympa. Je me suis
quand même permis de rajouter les poignées de siège éjectable
en utilisant un fil de fer très fin.
Le montage se poursuit de la manière la plus classique et sans difficultés
majeures. Puis arrive…la pose de la verrière. Alors là, mieux
vaut qu'il n'y ait personne dans la pièce qui pourrait se sentir blessé
par un jet d'insultes tout à fait prohibé dans cet article. En
effet, il est dommage que la marque ait décidé d'en mettre une
au 1/144 plutôt que d 'en remouler une à la bonne échelle.
ELLE EST BIEN TROP ETROITE ! ! ! Bien sûr, on peut diminuer l'erreur avec
du mastic mais pas l'effacer car les différences d'épaisseur entre
les parties fixes et les parties amovibles de la verrière deviennent
disproportionnées et c'est encore plus moche. Je n'ai jamais testé
le thermomoulage, c'était sans doute l'occasion. Quoiqu'il en soit, c'est
resté tel quel, comme ça, je ne pourrais que mieux faire la prochaine
fois ! Mais la coloration est intéressante à travailler.
Comparativement à l'article sur l'Alpha Jet de Fujimi de notre maître
à tous, de nombreuses remarques sont similaires concernant les puits,
le train d'atterrissage, les trappes de train et la roue avant.
La maquette représente ici un appareil belge du 1er Wing basé
à Beauvechain (40 km de Bruxelles). La couleur est un deux tons de gris
; gris moyen pour l'extrados (Humbrol 27) et gris clair pour l'intrados (Humbrol
64). Le camouflage est à bords flous. Comme je ne possède pas
d'aérographe, le rendu a été obtenu grâce à
un coton tige ; eh oui, faut c'qui faut ! Ce qui est réellement intéressant,
c'est le grand nombre de détails colorés de la version qui mettent
l'avion en valeur par rapport à la pauvreté de pièces que
fournit la marque…mais c'est personnel et ça explique mon choix. Pour
les décals, soit on possède dans ses réserves des cocardes
belges, soit on n'en possède pas…comme moi. Alors, plein de patience
et parfois de haine, on peint par dessus des cocardes françaises, on
bidouille les immatriculations entre la décal et la main levée,
et on prend des photos de loin pour ne pas que ça se voit.

Une toute petite planche de bois tendre (15cm*12cm) pour un
tout petit avion, dans laquelle sont gravées, au cutter, les plaques
du tarmac.
Ne connaissant pas les dimensions réelles, j'ai opté pour du 10
par 10. Quelques cassures et infiltrations de végétation après
une couche de gouache gris clair, au niveau des jointures. Un lavis en noir
dans les gravures. De légères tâches d'huile ou de mazout
à droite et à gauche. Trois ou quatre personnages pour agrémenter
le tout ; deux passagers qui débarquent et qui s'attardent, un gendarme
qui n'a pas l'œil dans sa poche, et on dira que c'est bien.

Photoscope Alphajet