GEE BEE "Z" Racer

Roland "Supermario"

 

Présentation - Montage - Peinture - Décals et finitions - Diorama - Résultat

Informations :

Echelle :

1/32
Marque : Williams Brother
Longueur : --
Envergure : --
Nombre de pièces : 67
Référence : --
Type : Injecté
Lignes de structures : Relief
Remarque : La boîte permet de représenter les deux versions construites

 

Alors, je me (re) lance avec un article sur un petit racer, histoire de mettre un peu de couleurs dans ce monde de camouflages.

Historique (Merci encore à Racingniko pour les petites corrections apportées !)

Durant la grande dépression qui a suivi la fin de la première guerre, les temps étaient particulièrement durs pour l'industrie aéronautique, encore plus particulièrement les ventes dites "de luxe", tels les petits avions de sport que les frères Granville construisaient à Springfield, dans le Massachusetts. Pour remédier aux difficultés financières qui se présentaient à eux, la décision a été prise de construire et aligner un racer aux "Cleveland National Air Races" (célèbres courses aux pylônes) avec l'espoir que les retombées puissent contribuer à relancer les ventes, les prix récoltés (en "price money") ne faisant que compenser les investissements consentis.

La construction du Gee Bee Z, baptisé « City of Springfield » en reconnaissance aux donateurs de la SARA , a été achevée en moins de 6 semaines, pour un coût avoisinant $ 5.000 (ce qui représente tout de même une belle somme pour l'époque !). NB. La SARA (Springfield Air Racing Association) avait été crée pour financer le racer en rassemblant les souscriptions de donateurs privés. D'autres partenaires tels que Pratt & Whitney, Indian Motorcycles, Curtiss se joignirent également à l'aventure…

Pour son premier vol le 22 août 1931, le "Z" allait être piloté par Bob Hall, "co-concepteur" et "co-pilote" d'essais de la Granvill Bros. Aircraft Company.
Depuis, cet avion allait remporter un franc succès lors des différentes courses essentiellement aux mains de Lowell Bayles, pilote officiel du racer. Le 7 septembre 1931, Bayles remporta LA course de National Air Races : le Thomson Trophy, le 7 septembre 1931 après 10 tours à une moyenne de 236.239 mph (env. 380 km/h).
Les 12'850 USD récoltés lors des différentes courses ont intégralement été redistribués aux donateurs de la SARA.

Au départ le "Z" était équipé du moteur Pratt&Whitney Wasp Jr, lequel leur avait été prêté par le fabricant, et qui développait tout de même 535 CV pour un poids de l'appareil d'un peu plus d'une tonne… (Bob Hall avait d'ailleurs remporté le Thomson Race l'année précédente, sur le Laird Super Solution équipé de ce moteur)
Poussés par la SARA pour s'attaquer au record du monde de vitesse, les frères Granville ont remotorisé le Gee Bee Z avec le P&W WASP Senior, développant lui 750 CV(!). Les modifications nécessitées par ce nouveau propulseur achevées (capot, prises d'air, hélice), c'est Lowel Bayles qui s'est élancé une première fois le 1er décembre 1931 pour cette tentative et établit, après 4 passages, une vitesse moyenne de 281.9 mph.
Ne voulant en rester là, il fut crédité le lendemain, d'une moyenne de 284.72 mph, il dépassa de 6.24 mph le record (français) détenu par l'adjudant Bonnet, mais sa vitesse n'a pas été officialisée par la Fédération Aéronautique en raison d'une défaillance dans le protocole de chronométrage.
Le 5 décembre à 13h05, à pleine vitesse, La Gee Bee Z se désintégrait en heurtant le sol après 3 tonneaux à près de 300 MPH. Zantford Granville, choqué par la disparition de son ami, se repassa inlassablement le film du crash (beaucoup de medias étaient là pour immortaliser la tentative de record) pour tenter d'en comprendre la raison. On avait retrouvé les lunettes de Bayles avec des fragments de pare-brise ensanglantés et le film montrait un minuscule point noir sautant juste avant le crash. Zantford en conclut que le bouchon du réservoir d'essence avait sauté suite aux vibrations, et était venu heurter le pare-brise en assommant Bayles.
NB.. Après de nombreuses théories avancées sur l'origine du crash, le feedback aéronautique 40 ans plus tard et une réplique volante fidèle à l'original construite et éprouvée en pilotage, les spécialistes penchent aujourd'hui pour une rupture de l'aile droite, due soit à l'apparition de "flutter" d'aileron, soit consécutivement à un choc avec une barrière en bout de piste peu de temps auparavant (Bayles "remettait les gaz" après une approche trop rapide).

Malgré tout, les frères Granville ont poursuivi dans cette optique de course en mettant au point les tout aussi délicats et non moins célèbres, Gee Bee R1 et R2. Mais ça, c'est une autre histoire !

Sources :
Farmers Take Flight
June Granville
GeeBee Publishing, 2000
ISBN 0-9702493-1-4


The Gee Bee Racer
A legacy of speed
Charles Mendenhall - Tom Murphy
Speciality Press, édition révisée de 1994
ISBN 0-933424-05-1"

 

La boîte

De dimension fort modeste, sont contenu l'est également (pour du 1/32ème en tout cas), mais reste inversement proportionnel à la qualité, comme on va le voir !
En tout et pour tout, le kit est composé de deux grappes, une pour l'avion en soi et une pour le moteur. Cette dernière souffre malheureusement d'un affreux décalage entre les deux moitiés du moule, très vilain en particulier sur les ailettes des cylindres et les tiges des culbuteurs (celles-ci sont carrément irrécupérables et il n'y aura plus qu'à les refaire !

L'unique pièce transparente : la verrière, qui n'est pas un modèle de finesse…
ainsi que l'option de deux "bêêlles" roues en vinyl.

A mon avis le clou de la boîte, la superbe planche de décalques (seul tout, tout petit bémol, ceux du motif "City of Springfield" - cf. rubrique "Peinture et déco")

NB : Attention juste si vous vous lancez dans l'acquisition de l'un des kits WB : la planche de ma boîte provient de chez "Microscale" (le nec !) par contre, suite à quelques discutions sur le forum, il s'avère que certaines boîtes contiennent une planche imprimée par "Vitachrome". Si c'est le cas : PASSEZ VOTRE CHEMIN !"

La notice présente une seule vue en éclaté 3D pour le montage (très simple) et les explications, elles très complètes, comprenant également un petit historique de l'appareil, mais réservées aux anglophones.
Au dos, un plan exact "3 vues" au 1/32ème pour l'emplacement des décalques et surtout la déco, qu'il faudra faire "à la main" car aucun élément n'est fourni pour les motifs, en particulier le "micro-filet" rouge séparant le jaune et le noir.

NB. La boîte permet en outre de réaliser les deux versions du Gee Bee Z (course et record)

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